Par Rodrigue Kolaba Koto
Beni, 3 juin 2026 - La ville, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, tourne au ralenti dès ce mercredi 3 juin 2026 suite à l’appel des groupes de pression et mouvements citoyens à observer des journées ville morte en hommage aux victimes du massacre de Ngadi.
D’après nos sources concordantes locales, dont celle du confrère Byobe Malenga, la ville s’est réveillée au ralenti. Le constat est sans appel : circulation routière particulièrement fluide, commerces restés fermés, témoignant d’une matinée de paralysie urbaine.
Hommage, soutien et dénonciation
Objectif triple pour les organisateurs : honorer la mémoire des personnes tuées, soutenir les familles endeuillées et dénoncer la persistance de l’insécurité dans la région de Beni. Les mouvements citoyens revendiquent également un enterrement digne des victimes des massacres de Ngadi.
« Cette action vise à honorer la mémoire des personnes tuées, soutenir les familles endeuillées et dénoncer la persistance de l’insécurité dans la région », ont-ils indiqué dans leur communiqué.
Appel aux autorités
Au-delà du deuil, les mouvements citoyens montent au créneau. Ils appellent également les autorités congolaises et leurs partenaires à renforcer la protection des populations civiles face aux violences armées qui endeuillent le Nord-Kivu depuis des années.
Beni à l'arrêt
Durant ces journées ville morte, les activités économiques, scolaires et administratives risquent d’être paralysées. Commerces fermés, rues désertes : la population est appelée à marquer son deuil et sa colère. Le massacre de Ngadi vient rallonger la liste des drames qui frappent la région. Pour les habitants, chaque enterrement est un rappel de l’urgence sécuritaire.


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