Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 3 juin 2026 - La capitale congolaise s’est réveillée au ralenti ce mercredi matin, marquée par le mot d’ordre « ville morte » lancé par l’opposition politique. Mais dès 7h00, heure locale, le mouvement normal a commencé à reprendre progressivement.
Circulation et commerces : reprise en cours
Sur les grandes artères comme le boulevard du 30 Juin, l’avenue Kasa-Vubu et l’avenue de la Libération, les embouteillages ont refait surface après 7h. Les taxis, bus et « esprit de mort » ont repris du service, même si le trafic reste moins dense que d’habitude.
Côté commerces, le Grand Marché, les boutiques et les banques, restés portes closes en début de matinée, ont progressivement levé leurs rideaux vers 7h30-8h00. Seules quelques écoles ont prolongé la fermeture jusqu’à la mi-journée.
À l’origine de la protestation
Cette journée faisait suite à l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi sur le référendum constitutionnel. Une réforme présentée comme « technique » par le pouvoir, mais qualifiée de « coup d’État institutionnel » par l’opposition.
Les opposants accusent le régime en place de préparer le terrain pour permettre au président Félix Tshisekedi, dont le second mandat s’achève en 2028, de briguer de nouveaux mandats. Pour eux, il s’agit d’une manœuvre pour se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles.
Tensions toujours vives
Si Kinshasa retrouve peu à peu son rythme, le débat sur la révision constitutionnelle continue de crisper la scène politique congolaise. D’un côté, le pouvoir défend une adaptation de la Constitution aux « réalités du pays ». De l’autre, l’opposition dénonce une dérive autoritaire.
À Kinshasa comme à Lubumbashi et Goma, des appels à manifester avaient aussi été lancés. Tous les regards restent désormais tournés vers la suite des événements. Legon News suit de près l'évolution de cette journée pour vous informer instantanément.


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