Par Grégoire Tshiamumanya
Motif : non-décaissement des fonds par le PAAF
Selon plusieurs responsables d’écoles contactés, cette décision fait suite au retard de paiement des frais de prise en charge par le projet PAAF. « Depuis le mois de septembre, nous n’avons reçu aucun décaissement. Pourtant, l’école fonctionne chaque jour : craies, documents, transport, salaires des enseignants. Nous ne pouvons plus tenir », confie un chef d’établissement sous le couvert de l’anonymat.
Face à l’accumulation des charges et en l’absence de ressources, plusieurs écoles de Tshikapa ont donc décidé de suspendre la gratuité pour les filles inscrites via le PAAF et de les renvoyer jusqu’au versement effectif des fonds.
Inquiétude des parents et des élèves
Sur le terrain, la mesure a créé l’émoi. Des dizaines de jeunes filles se sont retrouvées à la porte des écoles ce matin. Parents et organisations de la société civile s’inquiètent des conséquences sur la scolarité des filles et appellent les responsables du projet PAAF à réagir en urgence.
Appel au dialogue
Les chefs d’établissements disent ne pas être opposés au principe de la scolarisation gratuite des filles, mais exigent les moyens nécessaires pour assurer le fonctionnement des écoles. Ils appellent le PAAF et les autorités provinciales de l’Éducation à trouver une solution rapide pour éviter une année blanche à ces élèves.
Joint au téléphone, un cadre de la société civile de Tshikapa plaide : « Il faut une table ronde d’urgence entre le PAAF, les gestionnaires d’écoles et la province. L’éducation des filles ne doit pas être l’otage des retards administratifs ». En attendant, les filles renvoyées ce mercredi 22 avril restent à la maison, dans l’espoir d’une reprise prochaine des cours.


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