RDC : L’honorable Rukema Makangura Lévis dénonce une « guerre d’agression à double objectif » dans l’Est du pays

Rédaction
0

Par la Rédaction centrale de Legon News



Le 25 avril 2026 - Dans un document de 4 pages intitulé, « Comprendre l'agression de la RD-Congo par le Rwanda : une guerre économique et de déracinement des Banyamulenge », rendu public ce week-end et dont une copie est parvenue à notre rédaction, l’honorable Rukema Makangura Lévis accuse le Rwanda de mener en République démocratique du Congo une guerre d’agression aux visées multiples. Selon lui, ce conflit dans l’Est du pays poursuit un double objectif : le pillage systématique des ressources minières congolaises et le déracinement de la communauté banyamulenge sur son propre sol.


S’exprimant dans un contexte de recrudescence des tensions sécuritaires dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, Lévis Rukema affirme que « l’Est de la RDC est aujourd’hui victime d’ambitions expansionnistes clairement assumées ». Selon lui, les violences répétées et l’instabilité chronique dans cette région stratégique ne relèvent pas d’un simple conflit interne, mais d’un projet plus large visant à affaiblir durablement l’État congolais.


Lévis Rukema met également en garde contre une répétition des événements survenus à Uvira, lorsque des éléments de l’AFC/M23, contraints de se retirer de la ville, étaient partis avec des membres de la communauté banyamulenge. Une situation qu’il juge « extrêmement préoccupante » et susceptible de se reproduire dans d’autres localités, notamment à Minembwe et à Bijombo.

« Nous dénonçons avec fermeté toutes tentatives visant à s’arroger le droit d’instrumentaliser les Banyamulenge, considérés comme un fonds de commerce, au lieu de plaider pour leur cause vitale, comme c’est le cas pour tout autre Congolais auprès des institutions de la République démocratique du Congo. Le contraire serait exposer la communauté à de très hauts risques », a ajouté Lévis Rukema avant d’affirmer que de tels agissements relèvent de la haute trahison et sont susceptibles de compromettre la vie de toute une tribu, ainsi que la stabilité de la zone qu’habitent ses membres. 


À noter que la manœuvre qui se joue à Minembwe par la coalition RDF-AFC/M23, MRDP/Twirwaneho et le Red-Tabara n’est pas un jeu habituel, dans la mesure où une opération savamment montée par Kigali contre les Banyamulenge s’y préparait. Après son exécution, la responsabilité pourrait être imputée aux Forces armées de la RDC.

« Le risque est réel aujourd’hui à Minembwe et à Bijombo, où les populations vivent sous l’emprise de forces d’occupation », a-t-il alerté. Selon lui, ces zones sont confrontées à une rupture totale des circuits d’approvisionnement, aggravant davantage la vulnérabilité des habitants.


Dans la même dynamique, Lévis Rukema signale que les habitants de Rurambo, dans les Hauts-Plateaux du territoire d’Uvira, sont aujourd’hui cantonnés dans un camp de déplacés internes, installés pourtant sur leurs propres terres ancestrales. Une situation qu’il qualifie de « paradoxe dramatique », illustrant l’ampleur de la crise humanitaire dans la région.


Face à cette situation, le député appelle le gouvernement congolais à renforcer sa présence dans ces zones et à prendre des mesures urgentes pour protéger les populations civiles.

« À ce jour, la situation humanitaire à Minembwe est catastrophique. La population reste confinée dans une vallée contiguë, dans des conditions inhumaines et déplorables. Ce contexte fâcheux, dans une situation ambiguë, met en évidence le sort qui attend cette population congolaise qui ne peut plus se mouvoir. Cependant, les supporteurs de l’agression congolaise par le Rwanda, que nous voyons et suivons tous dans des manifestations publiques exercées dans les pays d’accueil, prouvent à suffisance le degré de manipulation auquel ils sont soumis. Mais ils prouvent également le niveau d’instrumentalisation dont les Banyamulenge sont victimes, quand le régime de Kigali bénéficie du soutien des manifestants, à la face du monde et auprès de leur maître », renchérit Lévis Rukema.


Il interpelle également la communauté internationale, qu’il exhorte à « ne pas rester silencieuse face à une crise qui menace la stabilité régionale ». Alors que les tensions persistent dans l’Est de la RDC, ces nouvelles déclarations relancent le débat sur l’implication des acteurs étrangers dans le conflit et sur les réponses à apporter pour mettre fin à une crise qui dure depuis plusieurs décennies.

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires

Exprimez-vous

Enregistrer un commentaire (0)

Cookies

Notre site utilise des cookies afin d’améliorer votre expérience de navigation et de vous proposer des contenus adaptés. Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter notre Politique de confidentialité .

  • Amélioration de la navigation : les cookies permettent de mémoriser certaines préférences utilisateur et de faciliter l’accès aux contenus.
  • Analyse statistique : nous utilisons des outils d’analyse afin de mieux comprendre la fréquentation et l’utilisation de notre site.
  • Publicité : des cookies peuvent être utilisés par des partenaires tiers, notamment Google, afin de diffuser des annonces personnalisées ou non personnalisées selon les paramètres de l’utilisateur.

Vous pouvez à tout moment configurer ou désactiver les cookies via les paramètres de votre navigateur. Pour en savoir plus sur la manière dont vos données sont traitées, veuillez consulter notre Politique de confidentialité .

Ok, Go it!