Par Joël Bule Tholase.
Dans une déclaration faite à Kinshasa, ce dernier a salué l'héritage laissé par Simon Kimbangu, figure emblématique de la résistance spirituelle et symbole de la dignité du peuple noir face à l'oppression coloniale. Il a rappelé que le combat de Kimbangu ne se limite pas à la sphère religieuse, mais s'inscrit également dans une lutte plus large pour la liberté, la justice et la reconnaissance des identités africaines.
S'inscrivant dans la lignée idéologique de Patrice Lumumba, héros de l'indépendance congolaise, Zico Mukanga a exhorté les africains à puiser dans leur histoire pour construire un avenir solide. « Sans mémoire, il n'y a pas d'avenir », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de valoriser les racines culturelles et de transmettre les valeurs africaines aux générations futures.
Dans son intervention, il a particulièrement mis l'accent sur le rôle de l'éducation. Selon lui, les autorités africaines doivent intégrer de manière effective l'enseignement de l'histoire et des cultures africaines dans les programmes scolaires. Une démarche qu'il juge essentielle pour permettre aux jeunes de connaître les figures marquantes du continent et de développer une conscience identitaire forte.
Cette journée commémorative, célébrée chaque année le 6 avril, constitue ainsi un moment de réflexion et de mobilisation autour des idéaux portés par Simon Kimbangu. Elle offre également une opportunité de réaffirmer l'importance de la culture, de la mémoire et de l'unité africaine face aux défis contemporains.
À travers cet appel, Zico Mukanga invite les Africains à s'approprier leur histoire, à préserver leur héritage et à s'engager activement dans la construction d'un avenir fondé sur leurs propres valeurs. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte où les questions d'identité, de souveraineté culturelle et de transmission intergénérationnelle occupent une place croissante dans le débat public africain.


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