Par Je T'aime Paluku Munganga.
Selon la LUCHA, cette orientation politique pourrait exposer le pays à de nouvelles pressions extérieures et contribuer à le transformer progressivement en un espace de transit ou de relégation pour des populations refoulées ailleurs, sans garanties suffisantes sur leur prise en charge ni sur les retombées pour les communautés locales.
Pour la LUCHA, cette initiative s'inscrit dans une logique internationale de sous-traitance des politiques migratoires, où certaines grandes puissances délèguent la gestion de leurs crises à des États fragiles ou en développement. Le mouvement estime que la République démocratique du Congo, déjà confrontée à de nombreux défis structurels, ne dispose pas des capacités nécessaires pour assumer une telle responsabilité supplémentaire.
Il souligne notamment les difficultés persistantes liées à l'accès à l'eau potable, à l'électricité, aux soins de santé et à l'éducation, ainsi que la dégradation continue de la situation sécuritaire dans plusieurs provinces, en particulier dans l'Est du pays, où les populations civiles restent exposées aux violences des groupes armés.
Face à cette situation, le mouvement citoyen appelle les autorités congolaises à reconsidérer cette décision et à privilégier avant tout les priorités nationales. Il insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des citoyens, de restaurer l'autorité de l'État dans les zones en proie à l'insécurité et d'investir davantage dans le développement socio-économique.
Pour la LUCHA, s'engager dans des accords de cette nature sans un large consensus national ni des garanties claires risque non seulement d'affaiblir la souveraineté du pays, mais aussi de creuser davantage les difficultés auxquelles fait déjà face la population congolaise.


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