Par la rédaction centrale
Kinshasa, 2 juin 2026 – La publication sur les réseaux sociaux d’images et de vidéos à caractère obscène prises lors de la 59ᵉ édition de la hors-session de l’Examen d’État, à Kinshasa comme dans d’autres contrées du pays, suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique congolaise.
Sans commentaire ni fioriture, plusieurs séquences devenues virales montrent des candidats et candidates dans des postures contraires à la morale. Certains apparaissent à moitié nus, d’autres laissant voir leurs parties intimes, tandis que quelques-uns se filmaient en train de s’embrasser dans les centres d’examen.
La réaction du Collectif des Ressortissants de l'ISP Zongo ne sait pas fait attendre. Pour Samuel Ndombi Toakumu, ces comportements, largement relayés sur les plateformes numériques, portent gravement atteinte à l’image du système éducatif de la République démocratique du Congo. L’école étant un cadre de formation morale, intellectuelle et civique, de tels actes constituent une dérive inquiétante qui mérite une condamnation ferme de toute la société.
Une atteinte à la pudeur et aux valeurs éducatives
L’attentat à la pudeur demeure une infraction sévèrement réprimée par les lois congolaises. Diffuser volontairement des contenus obscènes de nature à choquer la morale publique expose les auteurs à des poursuites judiciaires. Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir des espaces de dépravation où l’on banalise la nudité, l’immoralité et l’exhibition des parties intimes.
Au-delà des sanctions légales, le Collectif des Ressortissants de l'ISP Zongo estime que ces actes compromettent l’avenir des élèves concernés. Une image publiée sur Internet peut rester accessible pendant plusieurs années et avoir des conséquences négatives sur la réputation, les études, la carrière professionnelle et la dignité de la personne.
Ce que prévoit la loi sur le numérique en RDC
En République démocratique du Congo, la législation sur le numérique et la cybercriminalité réprime la diffusion de contenus portant atteinte à la dignité humaine, à la pudeur et à la vie privée. Toute personne qui capture, partage ou publie des images obscènes sans retenue peut faire l’objet de poursuites, conformément aux dispositions légales relatives à la cybercriminalité et à la protection des personnes sur les plateformes numériques.
Les auteurs de publications immorales, notamment celles impliquant des mineurs ou des élèves, risquent des sanctions pénales allant d’amendes à des peines d’emprisonnement, selon la gravité des faits et les circonstances établies par la justice.
Les spécialistes du numérique rappellent aussi que le partage massif de contenus dégradants constitue une responsabilité collective. Même les internautes qui relayent ces images contribuent à leur propagation et peuvent être inquiétés par la loi.
Un appel à la conscience des élèves
Face à cette situation préoccupante, les élèves sont appelés à faire preuve de retenue, de discipline et de responsabilité dans l’usage des téléphones et des réseaux sociaux. La jeunesse congolaise doit comprendre que la recherche de visibilité sur Internet ne peut se faire au détriment de la dignité humaine et des valeurs morales.
L’Examen d’État représente une étape décisive dans la vie scolaire des finalistes. Il devrait être un moment de concentration, de maturité et de responsabilité, et non une occasion de comportements susceptibles de déshonorer les familles, les écoles et toute la nation.
Parents et chefs d’établissements interpellés
Cette situation interpelle également les parents ainsi que les responsables des établissements scolaires. Les familles ont le devoir d’assurer l’encadrement moral des enfants, tandis que les écoles doivent renforcer la sensibilisation sur l’éthique, la citoyenneté numérique et les bonnes mœurs.
Les chefs d’établissements sont invités à instaurer des mécanismes stricts de contrôle et d’éducation afin de prévenir les dérives liées à l’utilisation abusive des téléphones portables en milieu scolaire.
La lutte contre la dépravation des mœurs et les abus sur les réseaux sociaux exige l’implication de tous : autorités éducatives, parents, enseignants, élèves et services de sécurité. Préserver l’image de l’école congolaise demeure une responsabilité collective.


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