Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 22 juin 2026 – 62 vies arrachées à Ebola. 62 familles qui respirent à nouveau. Dans l’Est du pays, la lueur d’espoir est réelle : des patients déclarés positifs au virus Ebola viennent de quitter les centres de traitement, guéris. La science tient, malgré un défi qui reste immense.
62 guéris : La victoire des soignants congolais
Le gouvernement vient d’annoncer la sortie d’hôpital de 62 personnes guéries dans la région orientale, épicentre de l’épidémie. Un chiffre qui force le respect.
Les partenaires sanitaires OMS, MSF, Croix-Rouge saluent le travail du personnel soignant. Des équipes qui affrontent le virus au péril de leur vie, 24h/24, avec des équipements parfois limités. Leur arme : protocoles rigoureux, prise en charge rapide, et humanité.
« Chaque guérison est une preuve. Ebola se soigne si on arrive à temps », confie un médecin de CTE à Beni.
L’ennemi n°1 : Les croyances et la réticence
Mais la bataille est loin d’être gagnée. L’obstacle majeur reste la réticence de certaines communautés. Doute sur l’existence du virus, recours aux soins traditionnels, cachettes des malades… Autant de barrières qui tuent.
Les partenaires lancent un appel urgent : Rendez-vous vite dans les centres de santé dès les premiers symptômes. Fièvre, fatigue, vomissements, saignements. Plus l’alerte est rapide, plus les chances de survie augmentent. Loin de toute croyance erronée qui coûte des vies.
Patrick Muyaya : « Plus de polémiques, des actes »
Pour le ministre de la Communication et des Médias, et porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya Katembwe, l’heure n’est plus aux débats stériles.
« La lutte contre Ebola exige des actes concrets et une mobilisation générale plutôt que des polémiques. C’est un sursaut de responsabilité collective dont nous avons besoin », a-t-il martelé.
Traduction : Dénoncer les rumeurs, accompagner les équipes, respecter les mesures d’hygiène, accepter la vaccination. Chacun a son rôle.
Le défi qui reste
62 guéris, c’est encourageant. Mais tant qu’un seul cas circule, l’épidémie menace. Désormais, l’enjeu est triple : casser la chaîne de transmission, gagner la confiance des communautés, et protéger les soignants.
La RDC l’a déjà fait par le passé. Elle peut le refaire. À condition que la peur cède la place à la science, et que l’individualisme laisse place à la solidarité. Ebola tue, mais la négligence tue plus vite.


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