Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 11 juin 2026 - Modeste Ndaba Modeawi, Enseignant-chercheur de l'université de Gbado-Lite veut démontrer à travers une étude soutenue qu'en dépit des contraintes logistiques, géopolitiques et économiques propres aux Etats, la pandémie à corona virus a agi comme un catalyseur pour une collaboration multisectorielle accrue entre les acteurs de relations internationales.
Modeste Ndaba Modeawi a démontré par ailleurs que la RDC, en interaction avec ses voisins australs peut tirer parti de cette crise dans le but d'améliorer ses capacités notamment en matière de santé publique, d'échanges d'informations, de logistique sanitaire et de gestion des frontières. En Décembre 2019, COVID-19 bouleverse et change le cours de l'histoire de l'humanité en laissant un bilan lourd, mais aussi une leçon stratégique pour la RDC et ses voisins d'Afrique australe en révélant que lorsque les Etats agissent seuls, le risque d'effondrement est grand ; cependant ensemble, ils résistent et sont capables de vaincre.
C’est tout l’enjeu du mémoire de D.E.S/DEA défendu avec brio et avec mention grande distinction ce jeudi 11 juin 2026, au Local 5 de la Faculté des Sciences sociales, administratives et politiques de l’Université de Kinshasa, par l’assistant Modeste Ndaba Modeawi. Cette œuvre scientifique est intitulé : « Pandémie à coronavirus; opportunité de renforcement de coopération entre États: Cas de la RDC et les pays de l'Afrique australe ».
Quand la crise met à nu les faiblesses du système sanitaire des États
La crise sanitaire de COVID-19 a frappé de plein fouet l’Afrique d'une manière générale en dévoilant un systèmes de santé fragiles couplée à une dépendance aux importations des biens et services ; la fermeture des frontières, des écoles et universités, des restaurants, la perturbation des chaînes d'approvisionnement sont autant de dégâts causés par la crise sanitaire dont la RDC, la Zambie, l'Angola, la Namibie, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe ont connus. Le constat est brutal et les actions individuelles menées par les Etats ont montré leurs limites. La pandémie a donc révélé une vérité géopolitique simple en prouvant qu'en matière de santé publique, aucun pays ne peut se considérer comme une île.
La RDC, pivot entre Afrique centrale et australe
Géographiquement, la RDC est une charnière. Elle parle aux deux sous régions d'Afrique : Centre et australe. Pendant la crise, Kinshasa a joué un rôle de premier plan par une participation active aux réunions des pays membres de la SADC, en échangeant des informations et expériences avec la Zambie, l’Angola, l'Afrique du Sud pour une mobilisation conjointe dans la riposte.
Pour Modeste Ndaba Modeawi, assistant à l’Université de Gbado-Lite et conseiller chargé des questions politiques et administratives à l’Assemblée provinciale du Nord-Ubangi, cette position qu'occupe la RDC est un atout majeur pouvant faire d'elle le « hub sanitaire » de la sous-région par son rôle et sa contribution significative dans le partage informations des informations et des données épidémiologiques en temps réel, l'expertise dans la formation des médecins, mise en place des mécanismes d’alerte, plans de riposte harmonisés aux postes frontaliers de Kasumbalesa, Matadi ou Moanda.
De la coopération en période de crise au partenariat durable
Le vrai défi, selon Modeste Ndaba Modeawi, Enseignant-chercheur, ne consiste pas on coopérer pendant la période de crise, mais6 de transformer cette tragédie en opportunité ; en d'autres termes, passer de la coopération d'urgence en coopération structurelle et durable. Ainsi, la crise sanitaire de COVID-19 doit être le catalyseur de 4 chantiers : 1. Diplomatie sanitaire proactive ; 2. Structures sous régionales et régionales fortes ; 3. Fonds d’urgence commun des crises ; 4. Harmonisation des politiques sanitaires régionales et sous régionales.
Conclusion : Comment transformer une tragédie en stratégie
Pour cet expert en relations économiques internationales, la crise sanitaire de COVID-19 a représenté non seulement un révélateur des vulnérabilités systémiques, mais également elle a été une opportunité pour poser les bases d'une intégration régionale renforcée entre la RDC et les pays d'Afrique australe autour des enjeux sanitaires, économiques et sociaux, dans une logique de solidarité, de résilience et de développement durable.
Pour Modeste Ndaba Modeawi, l’enjeux aujourd'hui, est de maintenir cet élan car la leçon est bien tirée. Si la RDC et l'Afrique australe réussissent ce pari, alors l'expression « après la pluie vient le beau temps » prendra tout son sens, a conclu le désormais Doctorant en Relations économiques internationales, Modeste Ndaba Modeawi.



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