Rodrigue Kolaba Koto
Beni, 1er juin 2026 – Beni retient son souffle. Les groupes de pression et mouvements citoyens de la ville ont décrété plusieurs journées « ville morte » à partir de ce mercredi. L’action durera jusqu’à l’inhumation des victimes du massacre de Ngadi.
Hommage, soutien et dénonciation
Objectif triple pour les organisateurs : honorer la mémoire des personnes tuées, soutenir les familles endeuillées et dénoncer la persistance de l’insécurité dans la région de Beni.
« Cette action vise à honorer la mémoire des personnes tuées, soutenir les familles endeuillées et dénoncer la persistance de l’insécurité dans la région », ont-ils indiqué dans leur communiqué.
Appel aux autorités
Au-delà du deuil, les mouvements citoyens montent au créneau. Ils appellent également les autorités congolaises et leurs partenaires à renforcer la protection des populations civiles face aux violences armées qui endeuillent le Nord-Kivu depuis des années.
Beni à l’arrêt
Durant ces journées ville morte, les activités économiques, scolaires et administratives risquent d’être paralysées. Commerces fermés, rues désertes : la population est appelée à marquer son deuil et sa colère. Le massacre de Ngadi vient rallonger la liste des drames qui frappent la région. Pour les habitants, chaque enterrement est un rappel de l’urgence sécuritaire.
Legon News suit l’évolution de la situation à Beni et reviendra sur le déroulement de ces journées ville morte.


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