Par Rodrigue Kolaba Koto
Des dossiers sensibles mis en cause
Le document évoque plusieurs cas jugés préoccupants. Premier exemple : la vente de dix lingots d’or placés sous la garde du CEEC, pour une valeur estimée à 2,5 millions USD. Selon le vice-gouverneur, les recettes issues de cette opération n’auraient jamais été versées sur le compte officiel de la province.
Autre grief : l’attribution exclusive d’un marché public à la société SYCAMORE, chargée d’identifier les membres des groupes dits « Wazalendo ». Le contrat, évalué à 700 000 USD, aurait échappé aux circuits légaux de passation et de contrôle des marchés publics.
Des tensions institutionnelles sur fond de crise sécuritaire
Au-delà des aspects financiers, Jean-Jacques Elakano dénonce une gestion jugée opaque des recettes provinciales et des relations tendues avec l’Assemblée provinciale. Des sorties médiatiques récentes du gouverneur, qualifiées de « maladroites » dans la lettre, auraient contribué à détériorer davantage le climat politique.
Ces divisions interviennent alors que le Sud-Kivu fait face à des défis sécuritaires persistants. Plusieurs acteurs de la société civile redoutent que cette crise institutionnelle n’affaiblisse la réponse de l’État face à l’insécurité et ne paralyse la mise en œuvre de projets de développement.
D'après d'autres sources concordantes, le cabinet du gouverneur Purusi n’a pas encore réagi à ces accusations. L’Assemblée provinciale pourrait se saisir du dossier dans les prochains jours.


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