Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 11 mai 2026 - Coup de tonnerre dans les milieux religieux et politiques. Le pasteur Moïse Mbiye a sorti la sulfateuse, ce dimanche 10 mai 2026, contre les hommes d’Église favorables à la révision de la Constitution.
C’est devenu un camp de lépreux. Du haut de la chaire de la Cité Bethel à Kinshasa, l’artiste-pasteur n’a pas mâché ses mots :
« On observe des rassemblements de pasteurs qui, lorsqu’ils se retrouvent, consomment du vin et discutent de politique. Ils n’ont qu’une seule idée en tête : la révision de la Constitution. C’est devenu un camp de lépreux. Que Dieu m’aide à ne jamais appartenir à un tel camp. »
Une charge frontale contre les « pasteurs politiques »
Dans un contexte de tensions autour du projet de révision constitutionnelle porté par une partie de la majorité, Moïse Mbiye dénonce l’implication directe de certains leaders religieux dans le débat. L’image est violente : « camp de lépreux », vin, complots. Il accuse ces pasteurs d’avoir troqué la Bible contre des calculs politiciens.
Une ligne de fracture dans l’Église
La sortie de Mbiye creuse le fossé entre deux camps religieux. D’un côté, les pasteurs qui multiplient les rencontres avec le pouvoir et soutiennent ouvertement la révision. De l’autre, ceux qui, comme Mbiye, appellent l’Église à garder ses distances avec les manœuvres politiques. Le message est clair : pour le pasteur de la Cité Bethel, soutenir la révision constitutionnelle aujourd’hui, c’est pactiser avec l’impur. Il prie publiquement pour ne « jamais appartenir à un tel camp ».
Réactions attendues
La déclaration risque de faire des vagues. En RDC, les pasteurs pèsent lourd dans l’opinion. Traiter des confrères de « lépreux » pour leur position politique, c’est une déclaration de guerre. Les pro-révision répondront-ils ? Le débat sur la Constitution vient de déborder dans les églises.


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