Par Olivier Ramazani Alvin
Durant cette journée de commémoration, prières, témoignages et dépôts de gerbes ont rythmé les activités organisées à Katogota. Plusieurs survivants ont évoqué des souvenirs encore douloureux, malgré les années écoulées. Certains affirment continuer à vivre avec les séquelles psychologiques laissées par les violences.
Pour les familles endeuillées, cette date reste une plaie ouverte. Elles estiment que la mémoire des victimes ne doit pas sombrer dans l’oubli et appellent les autorités congolaises ainsi que la communauté internationale à renforcer les initiatives de vérité, de justice et de réparation.
« Nous voulons que nos morts soient honorés et que les générations futures connaissent ce qui s’est passé ici », confie un notable local rencontré sur place. D’autres habitants insistent également sur la nécessité d’accompagner les survivants, dont plusieurs vivent encore dans des conditions précaires.
Vingt-six ans après le drame, les appels à la paix et à la réconciliation demeurent au cœur des messages prononcés lors de cette commémoration. Pour de nombreux habitants de Katogota, le souvenir du massacre doit servir de leçon afin d’éviter que de telles violences ne se reproduisent dans une région encore confrontée à l’insécurité et aux conflits armés.
Des acteurs communautaires et religieux présents à la cérémonie ont plaidé pour le renforcement de la cohésion sociale et du dialogue entre communautés. Selon eux, la construction d’une paix durable passe par la reconnaissance des souffrances vécues, mais aussi par la lutte contre l’impunité.
Au Sud-Kivu, le massacre de Katogota reste aujourd’hui un symbole de douleur collective, mais aussi un rappel de l’urgence de promouvoir la dignité humaine, la justice et le vivre-ensemble dans l’est de la RDC.


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