Par Je T'aime Paluku Munganga
Biakato, 11 mai 2026 - La colère ne retombe pas dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa. Après les dernières attaques meurtrières attribuées aux ADF, la population a publiquement désavoué, ce lundi 11 mai à Biakato, trois officiers du 3203ᵉ régiment des FARDC.
Des alertes ignorées
Réunis avec des leaders communautaires, les représentants des structures citoyennes accusent ces officiers d’avoir négligé plusieurs alertes sécuritaires lancées avant les massacres de civils. Pour les habitants, cette négligence a fragilisé la défense de plusieurs villages déjà exposés aux rebelles ougandais.
Réaction de la hiérarchie militaire
Face à la tension, le commandant de la 31ᵉ brigade, le colonel Abdul Karim, a présenté les condoléances de l’armée aux familles endeuillées. Il a annoncé la relève immédiate des trois officiers mis en cause. Des mesures sécuritaires supplémentaires ont déjà été prises pour stopper de nouvelles incursions ADF dans cette partie de l’Ituri. Le colonel promet aussi un renforcement du dispositif et une meilleure prise en compte des renseignements fournis par la population.
Appel aux enquêtes et à la collaboration
Le défenseur des droits humains Zéphanie Kathaliko exige l’ouverture d’enquêtes sérieuses pour établir les responsabilités dans la gestion des alertes. Le chef de la chefferie des Babila-Babombi, Ernest Masumbuko Asunya, salue la décision de la hiérarchie militaire. Il appelle la population à renforcer sa collaboration avec les FARDC et les services de sécurité : « Seule une coopération étroite entre civils et forces de défense permettra de faire face à la menace ADF ».


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