Par Rodrigue Kolaba Koto
Kamena, 30 mai 2026 - À Kamena, l'un des groupements du territoire de Moba dans le Tanganyika, communiquer relève du parcours du combattant. Situé à 270 km de Kalemie, chef-lieu de la province, ce centre minier vit depuis plusieurs semaines une coupure quasi-totale du réseau Vodacom.
La population accuse la disparition de deux batteries de l’antenne locale et réclame une intervention urgente de l’opérateur pour rétablir la connexion.
« Selon nos investigations, deux des cinq batteries au lithium ont été dérobées, vraisemblablement par les techniciens de maintenance venus de Kalemie. À cela s’ajoute l’usure des trois batteries restantes, qui ne tiennent plus la charge », confie un habitant sous couvert d’anonymat à Legon News.
Résultat : appels coupés, SMS qui n’arrivent pas, internet inexistant. Pour une zone en pleine croissance démographique, l’impact est direct.
Une zone minière enclavée par l’absence de réseau
Kamena attire de plus en plus de personnes grâce à l’exploitation artisanale de l’or. Le groupement, qui couvre plusieurs villages dont Kawama, Muyeba Ngongwe et autres, dépend entièrement de cette antenne. Il relève de la zone de santé de Kasimba - l'aire de santé de Kamena et connaît une forte activité économique. Or, sans réseau stable, les échanges commerciaux, l’alerte sanitaire et la coordination administrative sont paralysés. En 2026, cette situation paraît anachronique.
Un appel aux autorités et à Vodacom
Les habitants interpellent les autorités locales, les élus du territoire et surtout la direction provinciale de Vodacom. Leur demande est claire : remplacer les batteries volées, renforcer la capacité énergétique de l’installation et assurer un suivi technique régulier. Ils réclament aussi l’installation d’un émetteur intermédiaire plus performant pour couvrir l’ensemble du groupement et éviter que Kamena ne reste coupée du reste du monde.



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