Par Augustin Ndjabu, depuis Bunia
Bunia, 21 mai 2026 – Une vive tension a éclaté ce jeudi 21 mai à l’Hôpital général de référence de Rwampara, en Ituri, après le décès d’un jeune homme suspecté d’être atteint du virus Ebola.
Selon des informations recueillies sur place par Legon News, l’annonce du décès a provoqué la colère des proches du patient et de jeunes du quartier. Ils contestent les circonstances de la mort et exigent la restitution immédiate du corps.
La police a été déployée en renfort pour contenir la foule et éviter un débordement. Malgré cela, des manifestants ont lancé des projectiles contre les bâtiments de l’hôpital. Deux véhicules, dont une ambulance, ont été endommagés au cours des échauffourées.
Une riposte sanitaire sous pression
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie par le ministère de la Santé, la réponse peine à freiner la propagation du virus en Ituri. L’absence de centres de traitement pleinement opérationnels complique la prise en charge des cas suspects et alimente la méfiance envers les structures médicales.
Les autorités sanitaires multiplient les appels à la sensibilisation communautaire pour expliquer les mesures de prévention et l’importance d’un signalement précoce. Sur le terrain, la peur et la défiance restent fortes, surtout dans les zones les plus touchées.
Un signal d’alerte pour le système de santé
Les incidents de Rwampara illustrent la fragilité d’un système de santé déjà sous tension à Bunia. Entre manque de moyens, rumeurs et méfiance, la gestion de l’épidémie se heurte à un défi social autant que médical.
Les acteurs humanitaires insistent sur la nécessité d’associer les communautés à la riposte pour rétablir la confiance et éviter que la colère ne compromette l’accès aux soins.


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