Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 19 mai 2026 - L’initiateur du Mouvement du Peuple pour le Zaïre (MPZ), Didier Konzoli, réaffirme sa campagne pour le retour à l’appellation « Zaïre » et aux symboles de la Deuxième République. Depuis août 2021, le mouvement multiplie les publications et interventions pour défendre ce qu’il appelle les « acquis positifs » de cette période.
Dans un message diffusé récemment sur sa page Facebook et partagé à Legon News, Didier Konzoli dénonce l’absence d’arguments de ses détracteurs et regrette que sa démarche soit qualifiée d’« inutile », de « farfelue » voire de « folle ». Il invoque le philosophe Arthur Schopenhauer pour rappeler que « toute vérité passe par trois étapes : d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue, et enfin elle est acceptée comme une évidence ».
Il revient également sur les événements du 20 mai 2024, date à laquelle l’action avortée de Christian Malanga avait suscité de nombreuses réactions. Sans soutenir la violence, il estime que l’épisode a montré que la question du nom du pays n’est pas close dans le débat public en République Démocratique du Congo.
Pour Didier Konzoli, critiquer le nom « République Démocratique du Congo », l’hymne ou l’emblème actuels ne relève pas d’une démarche anti-patriotique. Il s’appuie sur l’article 23 de la Constitution, qui garantit à toute personne le droit à la liberté d’expression, y compris sur des questions d’identité nationale, dans le respect de la loi et de l’ordre public.
« Naza na liberté, NAZA LIBRE, yako bunda na nzela ya kimia pona mboka ezonga ZAÏRE », écrit-il en lingala, affirmant mener un combat pacifique pour que le pays redevienne le Zaïre, avec l’hymne La Zaïroise et le drapeau au flambeau sacré. La question du changement de nom du pays refait régulièrement surface dans les débats sur l’identité et la mémoire nationale, sans avoir jusqu’ici abouti à une révision constitutionnelle.


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