Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 16 mai 2026 - « Attaquer le mal par sa tête. » C’est le cri lancé par Didier Konzoli, citoyen Congolais et initiateur du MPZ qui estime que la refondation de la République démocratique du Congo passe d’abord par la révision de sa Constitution, dès son premier article.
Dans un message teinté de l'amour profond envers son pays, puis partagé à Legon News, l’auteur dénonce un silence collectif sur la question : « Personne n’aime parler de ça. Certains par peur, honte ou hypocrisie, d’autres par ignorance ou haine. » Pour lui, pas de contournement possible : « Il faut prendre le courage de commencer par ça, sinon ce sera ne rien faire. Vous ne ferez que tourner en rond », insiste-t-il.
Une proposition concrète : revenir aux fondements de la deuxième République
Il propose de réécrire l’article 1er de la Constitution pour rétablir la République du Zaïre dans ses frontières du 30 juin 1960, comme État unitaire, social, laïc, démocratique et souverain. Le texte suggéré détaille également les symboles de la République :
Drapeau : vert clair orné au centre d’un disque jaune avec une main droite tenant un flambeau à la flamme rouge. Devise : « Justice – Paix – Travail ». Armoiries : une tête de léopard encadrée à gauche d’une pointe d’ivoire et à droite d’une lance, le tout reposant sur une pierre. Hymne : « La Zaïroise ». Monnaie : le Zaïre. Langues officielles : anglais, français, kikongo, lingala, swahili et tshiluba. Les autres langues du pays sont reconnues comme patrimoine culturel protégé par l’État.
La tête tient tout
L’auteur utilise une métaphore anatomique pour justifier son approche : « C’est la tête qui tient tout. On voit, on entend, on écoute, on parle, on réfléchit, on mange par la tête… Parce que la tête une fois malade ou pourrie, le reste n’est qu’une corde ». Signé « Zaïrois de Facto », le texte relance un débat récurrent dans l’espace public congolais sur l’identité nationale, les symboles du pays et la pertinence d’un retour à l’héritage institutionnel d’avant 1971.
La proposition ne constitue pour l’heure qu’un plaidoyer citoyen, sans portée juridique. Mais elle alimente la réflexion sur les causes profondes de la gouvernance et de la cohésion nationale en République Démocratique du Congo.


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