Par Daniel Ashuza Chibanvunya, depuis Beni
Des trajets devenus hors de prix
- Beni - Butembo : 27 000 FC
- Beni - Kasindi : 36 000 FC
- Beni - Bunia : 150 000 FC
Même les courtes distances n’échappent pas à cette flambée : - Beni - Mangina et Beni - Oïcha : 7 500 FC ; - Beni - Bulongo : 10 000 FC. Les motos, souvent perçues comme une alternative plus abordable, affichent elles aussi des tarifs en forte hausse : - Beni - Mabalako : 12 500 FC ; - Beni - Mangina : 8 000 FC ; - Beni - Kantine : 15 000 FC.
Pour de nombreux habitants, ces prix sont insoutenables. Les trajets quotidiens pour le travail, le commerce ou les visites familiales deviennent un luxe. Les commerçants redoutent une baisse de leurs activités, tandis que les familles peinent à assurer leurs déplacements essentiels.
Face aux critiques, les autorités rappellent que ces restrictions visent avant tout à limiter la propagation du virus Ebola, hautement mortel, et à protéger la population du Nord-Kivu. « La santé publique doit primer », insistent-elles, tout en reconnaissant les difficultés économiques engendrées.
Un dilemme persistant
La crise du transport à Beni illustre le dilemme entre sécurité sanitaire et survie économique. Si la réduction du nombre de passagers est une mesure de précaution, elle accentue la précarité dans une région déjà fragilisée. Des solutions intermédiaires - subventions, aides au transport, ou organisation de convois sécurisés - pourraient alléger le fardeau des habitants sans compromettre la lutte contre Ebola.


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