Par Rodrigue Kolaba Koto
Montréal, 10 mai 2026 - Depuis le Canada, la représentante officielle signés par les chefs et notables du Nord-Ubangi, l’ambassadrice du peuple Yakuma, madame Baramoto Yekwa dite Alby de Bara, est sortie de son silence. Dans une déclaration musclée, elle réagit au point de presse tenu par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le mercredi 6 mai dernier à Kinshasa.
« NE JAMAIS TRAHIR NOS TERRES »
Dans un extrait de 20 minutes de son émission « NE JAMAIS TRAHIR NOS TERRES, TERRITOIRES ET RESSOURCES », transmis à _Legon News_, Alby de Bara dénonce la gestion de l’affaire des éleveurs M’bororos. Ces derniers s’installent depuis plusieurs mois dans plusieurs territoires du Grand Équateur, sans réaction ferme de Kinshasa selon elle.
« Ne me poussez pas à porter plainte contre l’État congolais », lance-t-elle, visiblement remontée.
Le plaidoyer pour l’Ouest oublié.
Originaire du territoire de Yakoma, dans le Nord-Ubangi, Baramoto Yekwa dit Alby de Bara, fille du sénateur Baramoto se présente comme l’ambassadrice du peuple Yakuma. Elle affirme défendre les intérêts de toute la grande province de l’Équateur.
Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « politique de deux poids, deux mesures » du gouvernement congolais. « L’État prête plus d’attention à l’Est qu’à l’Ouest », affirme-t-elle, estimant que les provinces de l’ex-Grand Équateur sont délaissées face aux crises sécuritaires.
Le rappel des massacres oubliés
Alby de Bara revient également sur les massacres subis par les populations civiles Yakuma dans le Nord et le Sud-Ubangi, ainsi que dans d’autres provinces de la grande Équateur. Elle accuse le Rwanda d’avoir perpétré des « génocides » contre son peuple dans les années antérieures, sans que justice soit rendue jusqu'à ce jour.
« Mon peuple a été massacré. Où sont les enquêtes ? Où sont les réparations ? », interroge-t-elle.
Un message direct à Félix Tshisekedi
L’ambassadrice interpelle directement le Chef de l’État congolais sur la présence croissante des éleveurs M’bororos dans les territoires du Grand Équateur. Elle redoute une occupation progressive des terres comme fût le cas de l'Est aujourd'hui sous choc des exactions commises par le Rwanda via ses supplétifs du M-23, et appelle à une réaction urgente du pouvoir central.
« Monsieur le Président, rappelez-vous qu’il y a un après-pouvoir. Faites attention pour ne pas vivre l'histoire de votre prédécesseur aujourd'hui », prévient-elle, faisant allusion à la responsabilité historique des dirigeants.
Engagée de longue date dans la défense des droits de son peuple, Baramoto Yekwa Alby de Bara promet de ne pas se taire. « Nos terres, nos territoires et nos ressources ne sont pas à brader », conclut-elle. Cette interpellation vaut son pesant d'or vu le danger qui guette cette région du pays.



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