Par Je T'aime Paluku Munganga
Une situation sécuritaire volatile
Des sources locales, dont celle du notable Aimé Mukanda Mbusa, rapportent des cas d’arrestations arbitraires, d’amendes excessives, de viols, de meurtres et de tortures infligés à des civils. Plusieurs habitants dénoncent une véritable « chasse à l’homme », les contraignant à fuir leurs villages pour échapper à ces violences.
Cette insécurité a provoqué un déplacement massif de la population vers des zones jugées plus sûres, notamment Pinga, Walikale-centre, Goma, Kanyabayonga, Butembo, Lubero ou encore Beni. D’autres personnes, faute de moyens, vivent cachées dans la brousse dans des conditions très précaires. Des cas récents font état de civils blessés par balles, de morts en détention et de nombreuses familles séparées, avec plus de 170 hommes ayant abandonné leurs foyers pour leur sécurité.
Une situation humanitaire préoccupante
Sur le plan humanitaire, la situation est tout aussi alarmante, avec plus de 11 600 ménages déplacés et plus de 4 000 retournés recensés dans le territoire de Walikale, sans assistance significative à ce jour, confirme Aimé Mukanda Mbusa, notable de Lubero et défenseur des droits humains.
Des plaidoyers pour une assistance
Les populations affectées lancent un appel urgent au gouvernement congolais et à la communauté internationale pour une intervention rapide, des enquêtes indépendantes sur les exactions et la protection des civils, rappelant que la vie humaine doit être une priorité absolue.


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