Par Joël Bule Tholase
Selon un communiqué officiel publié le 24 avril depuis Uvira par le bureau définitif de l’organe délibérant, et signé par le rapporteur adjoint, Étienne Mushekuru Kayani, les députés provinciaux sont convoqués au siège provisoire de l’institution, situé à Kavimvira, dans la ville d’Uvira.
L’ordre du jour de cette plénière comporte deux points essentiels : l’adoption du calendrier de travail et l’examen de la motion de censure déposée contre le gouverneur et son gouvernement. Cette initiative parlementaire constitue un tournant majeur dans les rapports entre l’exécutif et l’organe délibérant du Sud-Kivu.
Conformément à l’article 198 de la Constitution et à la loi sur la libre administration des provinces, si la motion est adoptée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée provinciale, elle entraînera la démission automatique du gouverneur et de son gouvernement. Une nouvelle équipe devra alors être investie dans les 30 jours.
À ce stade, les griefs précis formulés contre le gouverneur Purusi Sadiki n’ont pas été détaillés dans le communiqué. Toutefois, des sources parlementaires évoquent des accusations liées à la gestion des finances publiques, au non-respect des engagements pris devant l’Assemblée et à la dégradation du climat social dans la province. Le gouverneur aura, au cours de la séance, l’opportunité de présenter ses moyens de défense devant les élus avant le vote.
Prévue pour débuter à 10 heures précises, cette plénière est scrutée de près par les acteurs politiques, la société civile et les partenaires techniques. Son issue déterminera si la province s’engage vers une continuité administrative ou vers une reconfiguration complète de son exécutif, dans un contexte déjà fragilisé par les défis sécuritaires à l’Est et les attentes sociales pressantes.


Exprimez-vous