Par Joël Bule Tholase.
Parmi ces voix critiques figure Robert Kabemba Mangidi, docteur et professeur, qui a exprimé publiquement ses interrogations quant au coût financier de cette qualification. Une joie nationale, mais à quel prix ? Selon le professeur Kabemba, la qualification des Léopards constitue certes une fierté nationale partagée, mais elle soulève une problématique essentielle : celle de l'utilisation des fonds publics.
Il s'interroge notamment sur les montants engagés par l'État congolais pour motiver et soutenir les joueurs, dans un contexte où la RDC fait face à de nombreux défis socio-économiques.
« Fallait-il engager beaucoup d'argent du trésor public pour satisfaire les joueurs alors que le pays a de sérieux problèmes à résoudre ? », se questionne-t-il.
Des retombées économiques incertaines
L'une des préoccupations majeures soulevées concerne le retour sur investissement pour l'État. Combien cette qualification a-t-elle réellement rapporté au trésor public ? À ce stade, aucune donnée officielle détaillée n'a été rendue publique sur les gains directs générés par cette performance sportive.
Dans plusieurs pays, les qualifications à des compétitions internationales peuvent entraîner des retombées économiques indirectes : augmentation de la visibilité internationale, attractivité touristique ou encore opportunités commerciales. Toutefois, dans le cas de la RDC, ces bénéfices restent difficiles à quantifier à court terme.
Un débat sur les priorités nationales
Le professeur Kabemba met également en lumière la question des priorités budgétaires. Dans un pays confronté à des défis majeurs tels que les infrastructures, la santé, l'éducation ou encore la sécurité, certains estiment que les ressources publiques devraient être orientées en priorité vers ces secteurs.
« Qu'adviendra-t-il si les Léopards remportaient la Coupe du monde ? », s'interroge-t-il encore, suggérant que les dépenses pourraient devenir encore plus importantes.
Entre passion sportive et responsabilité économique




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