Par Joël Bule Tholase.
Située dans la province du Kongo Central, Nkamba constitue le centre spirituel de l'Église kimbanguiste. Cette initiative vise à consacrer juridiquement un espace déjà considéré comme sacré par des millions de fidèles, tant au niveau national qu’international.
La décision présidentielle s’inscrit dans une double dynamique, à la fois politique et spirituelle. Elle ambitionne de renforcer la protection du patrimoine religieux de Nkamba, tout en instaurant un cadre réglementaire plus structuré autour des activités de pèlerinage. En effet, chaque année, des milliers de croyants convergent vers ce site emblématique, notamment lors des grandes célébrations religieuses.
L’élévation de Nkamba au rang de « ville sainte » devrait également contribuer à accroître son rayonnement international. Ce statut pourrait favoriser le développement des infrastructures d’accueil, améliorer l’organisation des flux de pèlerins et consolider l’image du pays en tant que terre de diversité religieuse et culturelle.
Cette mesure vient en appui à la reconnaissance nationale déjà accordée au prophète Simon Kimbangu, figure spirituelle majeure de l’histoire congolaise. En effet, la date du 6 avril, correspondant au début de son ministère, est désormais consacrée comme jour férié légal en République démocratique du Congo, témoignant de l’importance de son héritage dans la mémoire collective.
À travers cette initiative, les autorités congolaises entendent affirmer leur volonté de valoriser les sites religieux d’importance historique tout en encadrant leur gestion dans une perspective durable. La transformation de Nkamba en « ville sainte » pourrait ainsi marquer un tournant significatif dans la politique culturelle et spirituelle du pays.



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