Par Daniel Ashuza Chibanvunya
Un constat préoccupant
Les témoignages recueillis auprès d’élèves et d’enseignants révèlent une démotivation croissante, un absentéisme marqué et un manque de suivi parental. Les responsabilités apparaissent partagées : - Élèves : attirés par les loisirs et les mauvaises fréquentations ; - Enseignants : parfois absents ou peu impliqués dans le suivi ; - Parents : confrontés à la précarité et souvent démissionnaires dans leur rôle éducatif.
Des conséquences lourdes
Cette pratique entraîne une baisse des performances scolaires, des échecs répétés, des abandons, et compromet l’accès futur au marché de l’emploi. Elle expose également les jeunes à des comportements à risque, fragilisant leur avenir social.
Les pistes de solution
Les participants à l’émission ont proposé des mesures concrètes : - Responsabiliser les élèves en les incitant à se fixer des objectifs clairs ; - Impliquer davantage les parents dans le suivi scolaire ; - Renforcer la surveillance scolaire et instaurer des sanctions graduées ; - Mobiliser les médias, églises et ONG pour sensibiliser la jeunesse ; - Engager les autorités dans une campagne policière « zéro élève en uniforme dans la rue pendant les heures de cours » et sanctionner les salles de jeux accueillant des mineurs.
Une priorité éducative
La lutte contre l’école buissonnière à Beni apparaît désormais comme une priorité éducative et sociale. Elle nécessite une action concertée entre élèves, parents, enseignants, autorités et société civile afin de préserver l’avenir des jeunes et renforcer le tissu social de la ville.


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