Par Rodrigue Kolaba Koto
Une procédure « légalement irréversible »
Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur a convoqué à Kinshasa le bureau de l’Assemblée provinciale et le gouverneur Purusi. Pour les députés pétitionnaires, cette médiation ne suspend pas la procédure parlementaire. « La motion a été introduite conformément à la loi. Elle est normale, légale et doit aboutir à un débat suivi d’un vote en plénière », insistent-ils.
Les signataires dénoncent des « manœuvres dilatoires » attribuées à l’exécutif provincial, destinées selon eux à bloquer l’exercice démocratique. Ils rappellent que la motion reste valide au regard de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale.
Appel à la démission du gouverneur
Évoquant un « mal profond » qui ronge la province, les élus appellent Jean-Jacques Purusi à tirer les conséquences de la crise politique. La déclaration l’invite à remettre sa démission au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour préserver la cohésion sociale au Sud-Kivu et éviter une aggravation de la situation.
Une coalition transpartisane
Signée à Uvira par plus de 20 députés, la déclaration rassemble des élus de diverses tendances politiques venus des territoires de Fizi, Walungu, Kabare, Kalehe et Mwenga. Tout en réaffirmant leur soutien au Chef de l’État dans ses efforts de restauration de l’autorité de l’État, les pétitionnaires affirment agir au nom de la population du Sud-Kivu.
Le gouverneur Jean-Jacques Purusi et le président de l’Assemblée provinciale sont actuellement en route pour Kinshasa, où ils sont attendus cet après-midi.


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