Dans sa déclaration, Célestin Sakanga affirme refuser « l’ignominie » de certains acteurs politiques qui, selon lui, auraient contribué à affaiblir la République Démocratique du Congo et prétendraient aujourd’hui se présenter comme les défenseurs de la Constitution. Il estime que l’actuelle Constitution aurait été élaborée dans un contexte ayant fragilisé la souveraineté nationale et facilité, selon ses propos, la mise en cause des intérêts du pays.
Le président du FRP rappelle également que certains de ses propres concepteurs auraient reconnu les limites du texte constitutionnel. À ce sujet, il évoque notamment les prises de position passées du professeur Evariste Boshab, qui avait soulevé la question de l’adéquation de la Constitution avec les réalités de la République Démocratique du Congo. Expert Célestin Sakanga s’interroge par ailleurs sur la légitimité de Modeste Bahati à s’opposer, selon lui, à une éventuelle volonté populaire de réforme constitutionnelle. Il appelle également les acteurs politiques proches de ce dernier à reconnaître, dit-il, les limites de son leadership politique.
Dans son message, le président du FRP critique aussi le silence présumé de l’homme politique face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays, marquée par les violences attribuées notamment au mouvement rebelle M-23, accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda Defence Force. Il estime que les responsables politiques devraient se montrer davantage solidaires avec les populations affectées par les conflits dans les provinces orientales. Expert Célestin Sakanga déplore également ce qu’il qualifie de « diversion politique », estimant que certains débats secondaires seraient mis en avant alors que, selon lui, la priorité devrait porter sur une refondation profonde du cadre constitutionnel du pays.
Enfin, le président du Front de la Renaissance Panafricaine affirme que la République démocratique du Congo doit, selon lui, tourner la page d’une certaine classe politique qu’il accuse d’avoir trahi les aspirations du peuple. Il plaide pour une réforme constitutionnelle qu’il considère nécessaire afin d’adapter les institutions aux réalités du pays et aux intérêts du peuple congolais. S’exprimant en sa qualité de président national du FRP et d’analyste des questions politiques, Célestin Sakanga appelle ainsi à une refondation institutionnelle qu’il présente comme indispensable pour l’avenir de la République démocratique du Congo et pour la défense de la dignité panafricaine.
Par Thomas Ernest Mukonga depuis Kananga.


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