Cette marche fortement réussie a rassemblé toutes les couches de la population qui se sont mobilisées comme un seul homme en vue de revendiquer l'injustice sociale et la discrimination avérée dont la province du Nord-Ubangi est victime de la part du gouvernement central dans ses actions ça et là au pays.
Une marée d'hommes est aperçue à travers les grandes artères de la ville de Gbadolite scandant des chansons pour dénoncer l'injustice sociale, la non-mécanisation des agents et fonctionnaires de l'État en pointant du doigt le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, de la modernisation de l'administration publique, Jean-Pierre Lihau Ebwa.
Sous l'initiative du Conseil Provincial de la Jeunesse et du réseau des mouvements citoyens du Nord-Ubangi, cette marche a eu pour itinéraire la paroisse centrale maman Bibi de l'église Kimbanguiste située au quartier Fondation maman Mobutu en passant par le marché central, la place de l'unité pour chuter à l'hôtel de ville où leur mémorandum adressé aux autorités compétentes nationales a été lu et déposé au Maire Ange-Bernardin Teto Tradangba.
Dans leur revendication, les manifestants dénoncent non seulement l'injustice sociale et la discrimination mais aussi l'oubli total de la province du Nord-Ubangi de tous les programmes de développement par le gouvernement central : construction des hôpitaux modernes, d'universités aux standards internationaux et d'autres infrastructures publiques y compris la non-prise en compte de la mécanisation des agents et fonctionnaires de l'État.
Ils exigent également la suppression du fameux code 32 (signe de discrimination faisant allusion aux 32 ans du pouvoir du Maréchal Mobutu) et le respect des promesses faites par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de la récente campagne électorale, et veulent tout de même que le Nord-Ubangi qui est la deuxième province du pays à porter son choix (à plus de 90 %) sur le Président de la République pour sa réélection puisse mériter la jouissance de tous ces droits comme toutes les autres.
Notons que la journée a été déclarée journée ville morte, les bureaux administratifs de l'État n'ont pas ouvert seules les activités commerciales ont repris après la manifestation.
Par Martin Mogbelo Kokanda depuis Gbadolite.




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