Face à cette recrudescence des massacres, des voix s’élèvent au sein de la population civile pour dénoncer l’absence de réaction des autorités. Plusieurs habitants pointent du doigt le manque de dispositifs sécuritaires efficaces et l’absence d’opérations militaires d’envergure pour contenir la menace ces terroristes.
Dans les provinces voisines du Nord-Kivu, notamment dans les territoires de Beni et Lubero, la situation reste également préoccupante. Des sources locales évoquent une moyenne d’une dizaine de civils tués chaque jour dans des attaques attribuées aux mêmes groupes armés. Cette insécurité persistante suscite une vive indignation parmi les populations locales, qui accusent les autorités politiques et militaires de privilégier les déclarations officielles au détriment d’actions concrètes sur le terrain. Le phénomène ADF/NALU, actif depuis plus de 15 ans dans cette région, continue ainsi de semer la terreur dans une zone pourtant bien identifiée, sans réponse jugée suffisante par les habitants.
Plusieurs appels sont lancés en direction du gouvernement congolais et de la communauté internationale afin de renforcer urgemment les mesures de sécurité et de protection des civils dans cette partie du pays.
Par Emmanuel Ndengo.


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