Selon des sources sur place, la population en colère a pris les choses en main, a capturé les deux présumés sorciers et les a tués. Les maisons des victimes ont également été incendiées par la foule en colère, laissant les familles de ces derniers sans abri. Cette tragédie s'inscrit dans une série de violences qui ont déjà fait quatre morts dans la chefferie Ntambuka depuis le début de l'année 2026. Trois personnes avaient déjà été tuées dans le groupement Mugote et une dans le groupement Nyakalengwa.
« La situation est très tendue dans la région », a déclaré un confrère journaliste de Mugote FM, Aksanti Justin. « Nous appelons les autorités à intervenir pour mettre fin à ces violences et à protéger les populations », a-t-il martelé.
La justice populaire est un phénomène récurrent dans certaines régions de la RDC, où les communautés prennent souvent les choses en main pour régler des conflits ou punir des présumés coupables. Mais cette justice expéditive est souvent critiquée pour son manque de respect des droits de l'homme et son caractère arbitraire.
Faits marquants :
- Deux personnes tuées par justice populaire dans le groupement Mugote ; - Les victimes étaient soupçonnées d'avoir ensorcelé un jeune finaliste de l'Institut Kasongero ; - Les maisons des victimes ont été incendiées par la foule en colère ; - Quatre personnes tuées par justice populaire dans la chefferie Ntambuka depuis le début de l'année 2026.
Un rapport du conseil territorial d'Idjwi publié il y a environs 2 mois dénonce régulièrement ces actes de justice populaire en compagnie des acteurs de la société civile de la zone.
Par Hobereau Kitumaini depuis Bukavu.


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