Gbadolite : « Afriland, une banque nocturne défiant les lois du pays, expose la population aux risques sécuritaires », l'élu communal Emmanuel Ngunde monte au créneau

Rédaction
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Gbadolite, le 06 mars 2026 - L'actualité dans la ville chef-lieu de la province du Nord-Ubangi est totalement dominée ces derniers jours par la tension persistante entre les agents publics et la banque commerciale Afriland First Bank CD, au sujet des arriérés de salaires. Mais une autre réalité troublante vient d'être exposée au grand jour par un élu communal de Gbadolite sur le travail nocturne.


Alors qu'en République Démocratique du Congo, le travail est réglementé par le législateur ; à Gbadolite au Nord-Ubangi, la banque commerciale Afriland First Bank CD joue une exception faisant le contraire. Cette banque payeuse des agents publics aujourd'hui accusée par plusieurs personnes de défaillance passe désormais à une autre façon de travailler, exposant gravement la population aux multiples risques sécuritaires en optant de travailler nuitamment en dehors des heures reconnues.


Une situation qui a fait réagir promptement l'élu communal de Gbadolite, Emmanuel Ngunde Songba. Dans une lettre ouverte référencée : « N° Réf : 09/N.S.E/C.C/GBT/2026 », puis adressée au Gérant de l'Afriland First Bank CD à Gbadolite dont une copie est parvenue à la rédaction de Legon News, l'élu de proximité dit aprendre avec anxiété, le traitement inhumain que cette banque inflige désormais aux agents publics depuis un certain temps à Gbadolite, alors que le salaire est un droit et non une faveur, dit-il. 



« Monsieur le Gérant, c'est avec beaucoup de regret et d'amertume au coeur que j'ai appris le calvaire imposé par votre banque à la population de la ville de Gbadolite et ses environs pour la simple raison que leurs choix étaient tombés sur votre banque »
, introduit l'élu communal de Gbadolite dans sa lettre ouverte adressée au Gérant de l'Afriland First Bank CD.


Profondément touché par le traitement inhumain qu'impose la banque commerciale Afriland First Bank CD à ses électeurs, l'élu communal de Gbadolite, a crevé l'abcès, communiquant une liste des pratiques insupportables que la banque payeuse inflige aux populations, les exposants à plusieurs risques sécuritaires.


« Votre banque impose l'opération de remise des jetons à 02 heures du matin ; Votre banque impose femmes, hommes, enfants, jeunes et vieux à une insécurité nocturne ; Votre banque manque le respect à la dignité humaine ; Par essaie et erreur, la population paie le prix de manque de professionnalisme dans votre façon de travailler... Votre banque incarne un comportement anti morale et éthique » s'insurge t-il.


Se basant sur le pouvoir lui reconnu constitutionnellement, Emmanuel Ngunde Songba rappelle le Gérant de ladite banque à l'ordre et à revoir sa façon de travailler. Ce dernier dit ne pas comprendre comment jusqu'à nos jours, la banque Afriland First Bank CD ne pouvait pas reconnaître le caractère essentiel qu'a le salaire dans le vécu quotidien d'une famille.


« Au 21 ème siècle finissant, votre banque ne comprend pas que le salaire a un caractère alimentaire... Je me donne ce devoir Constitutionnel reconnu aux élus locaux, de vous rappeler à mettre de l'ordre dans votre façon de travailler pour que nos élus ne soient pas exposés. »


Terminant avec l'expression de désolation sa lettre ouverte, lucidement teintée d'interprétation à l'égard du Gestionnaire de la banque payeuse des agents et fonctionnaires de l'État, sous pression ces derniers mois, Emmanuel Ngunde se questionne, demandant au Gérant s'il opte pour quelle politique pendant que le Chef de l'État prône pour « le peuple d'abord ? » 


Quand bien même qu'une solution semble être trouvée par le début effectif ce vendredi 06 mars, de la paie de ces agents et fonctionnaires de l'État, suite à l'intervention des autorités provinciales, et qui pourra diminuer l'engouement et la pression, l'élu de proximité maintient sa position, rappelant au Gérant de l'Afriland de revoir sa façon de gestion qui expose davantage la population aux multiples risques sécuritaires. Reste de savoir si cette interprétation trouvera gain de cause en vue de remettre les travailleurs dans leurs droits légitimes et prévenir tout danger ? Les autorités compétentes sont appelées de voir avec un oeil regardant cette alerte.



  Rodrigue Kolaba Koto. 

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