Butembo, 13 janvier 2026 - La situation humanitaire dans la province du Nord-Kivu a été très préoccupante en 2025 jusqu'à ce jour, nécessitant ainsi l'assistance urgente du Gouvernement et des ONG en vue de sauver des vies humaines.
D'après le rapport annuel de deux organisations dont CAAH et ISPRON oeuvrant dans la région, consulté ce mardi 13 janvier 2026 par la rédaction centrale de Legon News, l'année 2025 a été marquée par des déplacements intempestifs des personnes fuyant les atrocités perpétrées contre les populations civiles dans plusieurs agglomérations du Nord-Kivu.
Celui de l'Asbl CAAH oeuvrant au Nord du territoire de Lubéro au Nord-Kivu, atteste clairement que ce territoire précité a enregistré 84.791 déplacés internes venus des zones sous contrôles des RDF M-23 et dans la zone de Manguredjipa où l'activisme des ADF - MTM à la base de ces déplacements crée la terreur.
Parmi ces déplacés, affirme le présent rapport, bon nombre sont des enfants éparpillés ça et là dans plusieurs familles d'accueils dans les agglomérations de Kyambogho et Musimba. Une situation extrêmement grave qui nécessite l'implication urgente du Gouvernement Congolais et des organisations humanitaires en vue d'apporter ouf de soulagement aux milliers de nécessiteuses.
De l'autre côté, l'Asbl ISPRON oeuvrant à Butembo, indique avoir enregistré 13.301 ménages soit 66.505 personnes déplacées reçues par des familles d'accueils dans les communes Mususa, Bulamba, Bulengera et Kimemi en provenances de plusieurs agglomérations notamment : Alimbongo, Ndalya, Goma, Kanyabayonga, Hutwe, Rutshuru, Kirumba, Bingi, Walikale, Butorovya, Kaseghe, Kipese, Ntoyo, Masisi y compris plusieurs villages de l'axe Manguredjipa et Muhangi.
L'Asbl ISPRON confirme aussi à travers son rapport annuel, avoir enregistré 40.000 déplacés d'une nouvelle vague de Novembre 2025, venue principalement de 18 villages sur l'axe Manguredjipa dans la ville de Butembo, s'ajoutant sur les milliers se trouvant déjà dans plusieurs agglomérations de Lubéro et Butembo.
Mieux vaut mourir par balles que par la famine ?
Fuyant de nouveau la précarité extrême dans des milieux d'accueils, certains déplacés internes du Nord-Kivu préfèrent mourir par balles réelles des rebelles, chacun dans son milieu habituel que par la faim ailleurs. Situation jugée très précaire par ces Asbl qui signalent le retour volontaire dans leurs milieux habituels, d'au-moins 3.876 personnes de 646 ménages parmi ces déplacés internes, alors que les massacres des populations civiles par les ADF - MTM continuent à Manguredjipa.
Précisions sur les statistiques et plaidoyers d'un notable
Pour Aimé Mukanda Mbusa, notable, défenseur sans frontières et porte-parole au sein du comité des déplacés en province du Nord-Kivu, les statistiques fournies par ces Asbl dont CAAH et ISPRON concerne que quelques déplacés ayant été enregistrés volontairement par ces structures qui accueillent, identifient et parfois prennent en charge certains déplacés de guerre.
Pendant ce temps à Béni ville, l'Asbl Vhad s'est lancée dans l'encadrement des déplacés de guerre vivant avec handicap, ajoute ce notable de la région qui remercie de tout cœur ces Asbl locales pour leurs gestes louables et plein de l'humanisme en vers ces nécessiteuses.
Actions du gouvernement et des ONG attendues
Face à la réalité humanitaire jugée préoccupante, exhibée par ces Asbl locales, des appels sont lancés dont celui d'Aimé Mukanda Mbusa, au gouvernement Congolais ainsi qu'aux organisations humanitaires, en vue d'accompagner CAAH et ISPRON y compris Vhad qui s'occupent de ces personnes déplacées internes.
Kolaba Koto Rodrigue.


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