Butembo, 13 janvier 2026 - Les activités socio-économiques ont été paralysées dans cette ville précitée au Nord-Kivu, suite à la journée « ville morte » décrétée par les mouvements citoyens (groupes de pression), réclamant le départ du maire policier de la ville Butembo, le commissaire Mowa Baeky Telly Roger. Le commerce, les transports et les services publics ont été fortement perturbés, tandis que certains quartiers sont restés désertés par les habitants.
En réaction à cette situation, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Kakule Somo, a qualifié cette action d’inacceptable, estimant qu’elle fragilise davantage les efforts de sécurisation en cours dans la région, déjà confrontée à des menaces répétées des groupes armés. Selon lui, ces mouvements citoyens font « le lit de l’ennemi », en compliquant la protection des populations et le rétablissement de la paix.
Le général Kakule Somo Evariste a également dénoncé ces initiatives comme étant anti-patriotiques, accusant leurs organisateurs de faire souffrir inutilement la population et avertissant que, en cas de récidive, les mesures prévues dans le cadre de l’état de siège pourraient être appliquées pour restaurer l’ordre et la sécurité.
Cette journée « ville morte » survient dans un contexte de tensions sociales et sécuritaires persistantes à Butembo, où la population se retrouve souvent entre les pressions des groupes armés et les mouvements de protestation. Les autorités locales appellent à la responsabilité citoyenne, exhortant les habitants à éviter toute action qui pourrait mettre en danger leur sécurité ou compromettre la stabilité de la ville.
La population et les commerçants sont invités à toujours coopérer avec les forces de sécurité, tandis que les services publics ont tenté de reprendre progressivement leur activité pour limiter les impacts économiques de cette paralysie dans l'après-midi de ce mardi 13 janvier 2026.
Paluku Munganga Je T'aime.


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