
Photo d'illustration prise, mercredi 07 janvier 2026 pour Legon News par Jimmy Nzapada.
Mobayi-Mbongo, 07 janvier 2026 - L'avenir des enfants est en danger dans la province du Nord-Ubangi, particulièrement dans la Sous-Division du territoire de Mobayi-Mbongo 1. Situation consécutive à la non reprise des activités scolaires depuis le 06 janvier, sur décision des teneurs des craies.
Le constat de Legon News à travers ses câbles sur place dans la cité du territoire précité est amer. Les portes des classes sont restées fermées, aucune visibilité des bleus blancs sur les artères ce mercredi 07 janvier 2026, confirmant ainsi l'effectivité de cette grève sèche annoncée mardi.
Situation consécutive à la grande décision des enseignants qui étaient de nouveau dans la rue, mardi 06 janvier, le jour même de la reprise des activités scolaires sur l'ensemble du territoire national Congolais, pour exprimer leur ras-le-bol face à l'impaiement de leurs arriérés de 3 mois.
Des grandes décisions ont été prises par les teneurs des craies de la Sous-Division du territoire de Mobayi-Mbongo, à l'issue de leur marche qui a eu comme point de chute, le bureau de l'Administration du territoire où leur mémorandum adressé aux autorités compétentes a été lu puis déposé au Chef de l'entité.
En effet, étant donné que nos revendications du 11 décembre 2025 n'ont pas été prises en considération, nous annonçons une grève sèche à dater de ce jour et prendra fin que si nos desideratas ci-dessous trouverons la solution durable, avaient-ils indiqués, annonçant trois grandes décisions notamment :
« 1. Que nos arriérés de salaires de trois mois notamment (octobre, novembre et décembre 2025) soient payés à la quinzaine de ce mois pour qu'il ait reprise dans le souci de garantir l'avenir éducatif des enfants Congolais sinon, dépassant cette échéance, nous visiterons la Caritas ; 2. Que le gouvernement nous délocalise de la Caritas qui a prouvé sa limite pour la TMB en cette année 2026 de peur que le pire ne soit arrivé. Pour être plus explicite, nous ne voulons plus jamais continuer avec une telle colonisation financière. Car, dit-on, trop c'est trop. Même si les trois d'arriérés de salaire serons payés, il n'aura pas la reprise jusqu'à ce que nous soyons délocalisés. Cette délocalisation concerne tous les réseaux confondus de la Sous-Division de Mobayi-Mbongo 1 ; 3. Nous ne voulons plus de l'Inspecteur chef de Pool primaire à l'occurrence le Lema Michel dans notre Sous-Division pour avoir violer la décision du conseil de sécurité élargie et celui du syndicat tenu mercredi 17 décembre 2025 en allant toucher l'enveloppe salariale de son Pool. Acte qu'il avait aussi commis en 2023. Nous le déclarons Traître », avait indiqué Aka Nzangbala Michel, porte-parole de la circonstance et Président de la structure syndicale CDT, attendez par-là, Confédération Démocratique du Travail.
Avec sentiments éducatifs, les enseignants de la Sous-Division de Mobayi-Mbongo 1 ont déposé leur mémorandum à l'Administrateur du territoire, attendant une suite satisfaisante pour une paix sociale durable en vue d'assurer un avenir glorieux de l'éducation dans cette partie du pays.
Ces décisions des teneurs des craies tombent à la suite de la décision du gouvernement, appellant ces derniers à bien vouloir reprendre le chemin de l'école dès le mardi passé. Car, le gouvernement avait sommé les opérateurs payeurs de procéder immédiatement au paiement intégral des arriérés des salariés des enseignants dès le début de la semaine du 05 janvier 2026, faute de quoi des poursuites judiciaires devraient être engagées, avait confirmé le Ministre de la fonction publique.
Jean-Pierre Lihau Ebwa avait a l'issue de la réunion ténue avec les parties prenantes le samedi 03 janvier 2026, réaffirmé l'engagement du gouvernement à garantir une gestion rigoureuse, équitable et transparente de la paie de la fonction publique, notamment dans le secteur éducatif Congolais.
Notons que lors de cette même réunion, il ressort que les fonds destinés à la paie des enseignants pour toute l'année dernière ont été effectivement décaissés par le Trésor public et que le retard dans la paie des teneurs des craies incombe non au gouvernement mais plutôt aux opérateurs chargés de payer sur terrain.
Kolaba Koto Rodrigue.

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