RDC : Christian Lusakweno convoqué au CSAC après ses propos sur la chute d’Uvira

Rédaction
0


Kinshasa, 14 décembre 2025 le journaliste et animateur de Top Congo FM, Christian Lusakweno, a été convoqué par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) à la suite de ses déclarations lors de l’émission « Le Débat » du 12 décembre 2025.  


Dans un communiqué référencé n° 0112 CSAC/PRES/S.1/TNM/12/2025 et signé par Christian Bosembe, membre du CSAC, il lui est reproché d’avoir tenu des propos « teintés d’accusations sans preuves et des imputations dommageables », en violation de la loi et des normes éthiques et déontologiques régissant la profession journalistique en RDC.  


Selon le CSAC, ses déclarations, diffusées en direct sur les ondes de Top Congo FM, auraient pu porter atteinte à la réputation de certaines personnalités et créer une confusion au sein de l’opinion publique. La lettre précise :  


« Il vous est reproché d’avoir tenu des propos susceptibles de porter atteinte à la réputation et à l’honneur de certaines personnalités, en violation des normes de communication et de diffusion en vigueur. »  


La convocation survient dans un climat tendu. La ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, a récemment connu une chute militaire qui a profondément marqué la population et suscité de nombreuses interrogations sur la chaîne de commandement et la gestion sécuritaire de la région.


Cette situation a généré un flot de commentaires et d’analyses dans les médias et sur les réseaux sociaux, certains accusant des acteurs politiques et militaires d’être responsables de l’effondrement sécuritaire.  


Les propos de Christian Lusakweno, selon les autorités, auraient contribué à amplifier ces spéculations et à diffuser des informations non vérifiées, mettant en lumière les risques liés à la communication publique en période de crise.  


Le CSAC rappelle que les journalistes doivent exercer leur profession avec rigueur et responsabilité, en s’assurant que leurs informations sont vérifiées et étayées. La convocation de Christian Lusakweno n’est pas présentée comme une sanction, mais comme un rappel officiel à l’ordre, visant à prévenir toute diffusion d’informations pouvant nuire à l’ordre public ou à la réputation de tiers.  


Cette affaire soulève des questions plus larges sur l’équilibre entre liberté de la presse et responsabilité professionnelle. Les médias jouent un rôle central dans la formation de l’opinion publique et dans le contrôle des acteurs politiques et militaires, mais ils doivent aussi respecter la législation et les règles déontologiques, surtout dans des contextes de crise où la désinformation peut avoir des conséquences graves.  


Du côté des professionnels des médias et de la société civile, cette convocation est perçue comme un signal fort sur la vigilance des autorités quant à la diffusion d’informations sensibles. Certains observateurs y voient une mise en garde contre les excès journalistiques, tandis que d’autres l’interprètent comme un test de la liberté de la presse dans un pays où les questions sécuritaires et politiques restent hautement sensibles.  


Christian Lusakweno devra se présenter prochainement devant le CSAC pour clarifier ses propos et expliquer sa démarche éditoriale. Le résultat de cette rencontre pourrait servir de précédent pour la manière dont les médias couvrent les événements sécuritaires dans l’Est du pays, notamment dans des villes stratégiques comme Uvira.  


Cette affaire souligne l’importance de la formation et de l’encadrement des journalistes dans des zones de conflit, où les informations circulent rapidement et où la population est particulièrement attentive aux nouvelles. La RDC, confrontée à des défis sécuritaires récurrents, doit trouver un équilibre entre garantir la liberté d’expression et prévenir la propagation de rumeurs ou d’accusations infondées susceptibles d’aggraver les tensions locales.  


En définitive, la convocation de Christian Lusakweno illustre les tensions permanentes entre liberté de la presse, responsabilité journalistique et enjeux sécuritaires, dans un contexte où chaque mot diffusé sur les ondes peut avoir des répercussions profondes


Je t'aime Munganga Paluku.

Tags

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires

Exprimez-vous

Enregistrer un commentaire (0)

Cookies

Notre site utilise des cookies afin d’améliorer votre expérience de navigation et de vous proposer des contenus adaptés. Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter notre Politique de confidentialité .

  • Amélioration de la navigation : les cookies permettent de mémoriser certaines préférences utilisateur et de faciliter l’accès aux contenus.
  • Analyse statistique : nous utilisons des outils d’analyse afin de mieux comprendre la fréquentation et l’utilisation de notre site.
  • Publicité : des cookies peuvent être utilisés par des partenaires tiers, notamment Google, afin de diffuser des annonces personnalisées ou non personnalisées selon les paramètres de l’utilisateur.

Vous pouvez à tout moment configurer ou désactiver les cookies via les paramètres de votre navigateur. Pour en savoir plus sur la manière dont vos données sont traitées, veuillez consulter notre Politique de confidentialité .

Ok, Go it!