Un infirmier du nom de Piscas a été retrouvé mort dans sa maison, en chefferie des Babila Babombi, territoire de Mambasa, le lundi 29 décembre dernier. Jusqu’à présent, les circonstances exactes de son décès restent inconnues, alimentant ainsi l’inquiétude et l’émoi au sein de la communauté locale.
Selon Rams Malikidogo, représentant de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), l’alerte avait pourtant été donnée à temps aux services de sécurité. Toutefois, déplore l’organisation, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur le lieu du drame afin de constater les faits et d’ouvrir une enquête officielle. Cette situation a contraint la famille de la victime à récupérer le corps et à le ramener à Biakato pour l’inhumation, sans qu’aucune expertise préalable ne soit menée.
La CRDH condamne ce qu’elle qualifie de grave manquement des autorités compétentes, estimant que cette inaction compromet la manifestation de la vérité et favorise l’impunité.
« L’absence d’enquête immédiate dans un cas de décès suspect est une violation du droit à la justice pour la victime et sa famille », a indiqué Rams Malikidogo.
Face à cette situation, l’organisation de défense des droits humains appelle les autorités territoriales et sécuritaires à prendre leurs responsabilités, en ouvrant une enquête sérieuse afin d’élucider les causes de la mort de l’infirmier Piscas.
Elle exhorte également la population à collaborer avec les services compétents en signalant toute personne ou tout mouvement suspect, dans le but de renforcer la sécurité et prévenir de nouveaux cas similaires dans la région.
Ce drame relance une fois de plus le débat sur la protection des citoyens et l’efficacité des services de sécurité dans certaines entités du territoire de Mambasa.
Paluku Munganga Je T'aime.


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