Par Thomas Ernest Mukonga
Kinshasa, 21 juin 2026 – Le président du Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), Dr Ivan Ilunga Ngindu, dénonce une contradiction dans le discours de l’opposition sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
1. Une accusation de deux poids, deux mesures
Lors d’un point de presse, le leader du RSD a rappelé que plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, avaient déjà évoqué la nécessité de modifier la Constitution.
« Le président Martin Fayulu avait promis, une fois élu, de modifier la Constitution. Aujourd’hui, parce que c’est le président Félix Tshisekedi qui s’est engagé à mettre cette question sur la table, certains acteurs politiques ont préféré s’y opposer et la saboter », a déclaré Dr Ivan Ilunga Ngindu.
Selon lui, l’opposition entretient volontairement une polémique pour manipuler l’opinion publique :
« L’opposition cherche à manipuler et à dramatiser cette affaire pour des raisons purement politiques », a-t-il soutenu.
2. Une Constitution jugée défavorable au développement
Sur le fond, le président du RSD estime que l’actuelle Constitution comporte plusieurs limites qui freinent l’action gouvernementale.
Il pointe notamment des dispositions qui réduisent la capacité du Président à prendre rapidement des décisions stratégiques, en matière de nominations et de gestion des affaires publiques.
Prenant l’exemple de Kinshasa, Dr Ilunga Ngindu souligne que les défis d’assainissement démontrent la nécessité de renforcer les prérogatives présidentielles.
« Cette Constitution freine le développement et comporte plusieurs dispositions antidémocratiques. Il est nécessaire de renforcer le pouvoir du Président de la République afin qu’il puisse assumer pleinement et directement ses responsabilités devant le peuple », a-t-il affirmé.
3. Le RSD plaide pour un référendum
Soutenant la réforme, le président du RSD considère que la volonté de réviser la Constitution émane du peuple souverain.
Il invite le Chef de l’État à organiser un référendum pour que la population se prononce directement. À défaut, il propose que le Parlement, via les députés nationaux élus, tranche le débat.
« Nous devons changer cette Constitution, comme le souhaite le peuple. La révision constitutionnelle doit être guidée par la volonté populaire », a-t-il déclaré.
Il met toutefois en garde contre les risques d’un référendum dans un contexte où certaines parties du territoire, notamment dans l’Est, font face à des défis sécuritaires.
4. Appel à poursuivre le mandat présidentiel
Par ailleurs, Dr Ivan Ilunga Ngindu a réaffirmé son soutien au Président Félix Tshisekedi et l’a exhorté à poursuivre son programme d’actions jusqu’au terme de son mandat.
Il s’est également opposé à toute revendication de partage de postes politiques et à l’idée d’un dialogue préalable à la réforme constitutionnelle.




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