Par Rodrigue Kolaba Koto
Houston, 18 juin 2026 - Un discours de mémoire et d’alerte. En visite auprès de la diaspora congolaise à Houston ce jeudi 18 juin 2026, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est revenu sur la période de transition ayant suivi la fin de la Deuxième République. Un moment de son discours qui a marqué l’audience.
« Nous étions distraits quand le régime de la Deuxième République avait pris fin. Nous avions dit : c’est bien, l’essentiel est qu’il prenne fin. Même un chien peut venir nous diriger. Faites très attention à ces déclarations. Nous avions ouvert la voie à l’ennemi. Les ennemis sont entrés et nous étions distraits. Ils ont même éliminé un compatriote qui était à la tête du pays. Ils ont installé au pouvoir leur chien qu’ils pouvaient manipuler », a-t-il déclaré devant les Congolais de l’étranger.
Leçon d’histoire pour l’avenir
À travers ces mots, le Chef de l’État appelle à la vigilance collective. Il met en garde contre les discours de rejet systématique qui, selon lui, peuvent fragiliser l’État et profiter à des forces extérieures.
En rappelant « l’élimination d’un compatriote à la tête du pays », le Président fait référence à l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2001, événement qui a marqué la fin de la Deuxième République et l’avènement de la Troisième République.
Mobiliser la diaspora
Face aux Congolais de Houston, Félix Tshisekedi a insisté sur l’importance de l’unité nationale et de la responsabilité citoyenne. Pour lui, chaque déclaration publique a un impact sur la stabilité du pays.
Ce passage de son discours intervient alors que la RDC participe à la Coupe du monde 2026 et que les questions de souveraineté et de sécurité restent au cœur des préoccupations nationales.
Contexte
Le Président Tshisekedi multiplie les rencontres avec la diaspora lors de ses déplacements. Objectif : expliquer l’action du gouvernement et mobiliser les Congolais de l’étranger autour des défis du pays, notamment à l’Est.


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