Goma : Des habitants dénoncent une nouvelle opération d’identification parcellaire sous l’administration M23/AFC

Rédaction
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Par Rodrigue Kolaba Koto 



Goma, 19 juin 2026 - Inquiétude dans les quartier. Dans la ville volcanique Congolaise et plus particulièrement dans la commune de Nyiragongo, un vent de panique souffle à nouveau chez les propriétaires terriens. Depuis plusieurs jours, selon des témoignages recueillis par Legon News auprès du défenseur des droits humains, Ricky Paluku Kombi, des agents se présentant comme autorités locales du M23/AFC exigent des habitants qu’ils exhibent leurs documents parcellaires. Motif avancé : une « nouvelle numérotation parcellaire » avant délivrance de titres.


« On nous demande nos documents, on ne comprend pas pourquoi. On a l’impression qu’on veut nous faire racheter nos propres parcelles », dénonce un habitant de Goma joint par notre rédaction. Plusieurs voix s’élèvent, comme celle de monsieur Ricky Paluku qui a alerté : « On est devenus locataires dans nos propres maisons depuis que cette partie est occupée ».


Des accusations d’intimidation et de spoliation


Dans les messages reçus, des habitants de Goma et Nyiragongo affirment subir des pressions. Ils accusent certains « colonels et autorités politiques » de se présenter dans des concessions en revendiquant la propriété, obligeant ensuite les occupants à payer pour rester. « Il suffit qu’un colonel dise que la concession lui appartenait, et vous devenez son locataire », confie un autre témoin.


Ces dénonciations, si elles se confirmaient, relèveraient de spoliations foncières, un phénomène déjà dénoncé par plusieurs organisations de défense des droits humains dans les zones sous contrôle de groupes armés.


Appel à l’État congolais et à la communauté internationale

  

Les populations interpellent les autorités gouvernementales de Kinshasa. Elles demandent que leurs plaidoiries soient portées au plus haut niveau pour obtenir des garanties sur la sécurité foncière. « Aidez-nous svp parce que nous souffrons ici », plaident-elles.


En droit congolais, seul l’État, à travers le conservateur des titres immobiliers, est habilité à organiser le cadastre et la numérotation des parcelles. Toute opération parallèle soulève des questions légales et expose les habitants à des risques de double vente ou d’expropriation arbitraire.


En attendant, la situation foncière à Goma reste explosive. Entre guerre, déplacement et documents perdus, le droit au logement devient pour beaucoup un combat quotidien. La clarté et la transparence des autorités en place sont plus que jamais attendues pour éviter que la peur ne remplace le droit.

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