Par Samuel Ndombi Toakumu, depuis Zongo
Une ville à l’arrêt
Les conséquences se font lourdement sentir dans tous les secteurs. Les activités commerciales tournent au ralenti et de nombreux opérateurs économiques enregistrent déjà d’importantes pertes financières.
Les radios locales, principales sources d’information de proximité, peinent à émettre faute d’énergie. Les cybercafés et centres de services numériques, fortement dépendants de l’électricité et d’Internet, sont à l’arrêt. Plusieurs étudiants se retrouvent bloqués en pleine période de rédaction de mémoires de fin d’études.
Même les lieux de culte sont touchés. Ce dimanche de Pentecôte, de nombreuses églises ont dû recourir à des groupes électrogènes pour assurer leurs cultes, faute de sonorisation fonctionnelle.
Des pertes qui s’accumulent
Dans les bistrots, restaurants, chambres froides, salons de coiffure et scieries, la situation devient alarmante. Les commerçants craignent la détérioration des boissons et des denrées périssables conservées dans des réfrigérateurs hors service. Cette panne prolongée risque d’entraîner une hausse des prix sur le marché local et d’aggraver la précarité de nombreux ménages.
Au niveau des foyers, la coupure perturbe aussi le quotidien : parents dépassés par les plaintes des enfants privés de télévision, travaux domestiques compliqués à la tombée de la nuit, insécurité accrue dans les quartiers non éclairés.
Un appel à l’urgence
Face à cette crise énergétique, la population de Zongo interpelle les autorités provinciales et les responsables de la Société nationale d’électricité. Elle réclame une intervention urgente pour rétablir le courant et éviter l’effondrement de l’économie locale.
Pour une ville frontalière stratégique comme Zongo, chaque jour sans électricité creuse davantage le déficit économique et social.


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