Sud-Kivu : Le gouverneur Purusi accusé de monter un réseau minier illicite à Mwenga

Rédaction
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Par Rodrigue Kolaba Koto



Bukavu, le 5 mai 2026 – Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, est visé par de graves accusations d’exploitation minière illégale. Un mémorandum de la société civile, porté par Me Sakazelu Mbyambya Innocent, dénonce la mise en place d’un réseau opaque dans le territoire de Mwenga.  


Une structure accusée de monopoliser les minerais

 

Le document consulté par notre confrère Byobe Malenga s’appuie sur une correspondance officielle datée du 22 avril 2026. Selon les signataires, cette lettre a permis au gouverneur de favoriser la création d’UCOMIKI-UNION, un regroupement de coopératives. Cette structure se serait ensuite associée à la société SMX SARL pour exploiter vingt carrés miniers. Pour la société civile, ce montage viole le Code minier congolais. Elle y voit une tentative de créer un monopole au profit d’intérêts privés, au détriment du Trésor public et des communautés locales.  


Un circuit de contrebande vers Kigali ?

  

Le mémorandum évoque aussi un réseau de contrebande qui acheminerait l’or extrait vers Kigali, au Rwanda. Des proches du gouverneur et des personnalités politiques nationales sont cités comme facilitateurs. Les activistes estiment que ce système pille les ressources du Sud-Kivu et menace la souveraineté économique de la RDC. Il fragiliserait aussi la sécurité dans l’Est du pays, déjà instable.  


Impact social : « une gouvernance détournée »


Les conséquences seraient lourdes pour Mwenga. La société civile dénonce une perte massive de recettes fiscales, qui aggrave la pauvreté. Les revenus miniers, selon elle, sont détournés vers des réseaux financiers occultes. « La gouvernance provinciale s’écarte de ses missions régaliennes », accuse le collectif.  


Appel à une enquête indépendante

 

Face à ces allégations, les signataires demandent l’intervention urgente des services de renseignement. Ils veulent connaître la destination exacte de l’or produit par UCOMIKI-UNION. Ils réclament aussi l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante pour vérifier la légalité des partenariats conclus par la province. Le collectif a interpellé le président de la République et appelle à des mesures conservatoires pour stopper ce qu’il qualifie de « pillage ».  


Contacté par notre confrère Byobe Malenga, le cabinet du gouverneur Jean-Jacques Purusi n’a pas encore réagi. Nos tentatives pour obtenir sa version des faits sont restées sans réponse. La tension monte dans l’opinion publique provinciale.

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