Par Hobereau Kitumaini, depuis Miti
Miti, le 3 mai - La nuit du mardi 29 avril a viré au cauchemar pour la famille Nkozi, à Miti-centre, territoire de Kabare dans la province du Sud-Kivu , à l'Est de la République Démocratique du Congo.
Vers 21h50, des hommes armés non identifiés ont fait irruption au domicile familial. Ils ont ouvert le feu. Olivier Defy Nkozi est mort sur le coup, atteint de plusieurs balles à la tête. Son frère aîné, Bertin Nkozi, a été grièvement blessé. Il lutte pour sa vie à l’hôpital.
Selon un communiqué du centre commercial de Miti, l’attaque serait l’œuvre d’éléments Wazalendo. Les assaillants, en tenue civile, ont pris la fuite après avoir emporté des téléphones et d’autres biens de valeur.
Qui était Olivier Defy Nkozi ?
Jeune leader très engagé au centre paroissial de l’Église catholique de Miti, Olivier Defy Nkozi était apprécié pour son implication auprès des jeunes. Sa mort plonge la communauté chrétienne locale dans le deuil.
L’appel de l’Église
Lors de son homélie au secteur Murhundu-Miti, le curé de la paroisse de Murhesa a dénoncé la dégradation des conditions de vie. « Nous mangeons mal, dormons mal, vivons mal, nous nous soignons mal », a-t-il déploré. « Nous n’avons pas besoin de tueries par balle ou par fétiche. Soyons chrétiens. Aimons-nous vivants comme le Christ nous a aimés et nous aime », a-t-il martelé.
Une insécurité grandissante à Miti
Depuis début avril, les cas d’insécurité se multiplient à Miti. Une attaque récente avait déjà visé des ingénieurs de l’INERA Mulungu dans la même zone. Les habitants décrivent un territoire qui échappe peu à peu au contrôle des forces de l’ordre. La peur s’installe. Les portes se ferment dès la tombée de la nuit.
Indignation à Kabare
Plusieurs personnalités locales condamnent cette nouvelle tuerie. Elles dénoncent des attaques répétées contre des civils sans défense. Elles exigent une intervention urgente des autorités provinciales du Sud-Kivu et réclament le renforcement des patrouilles nocturnes à Miti-centre.
Pourquoi ce drame choque
Miti est un centre habituellement calme, situé à proximité du parc national de Kahuzi-Biega. L’attaque vise un jeune symbole de paix et d’engagement communautaire. Le pillage des biens révèle, au-delà de la violence, l’enracinement d’un banditisme armé. Sans réponse forte, la confiance des populations risque de s’effondrer.
Les enquêtes sont en cours.


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