Par Je T'aime Paluku Munganga
Beni, 7 mai 2026 – La coordination urbaine de la société civile de Beni tire la sonnette d’alarme face à la montée de l’insécurité urbaine. Vols à main armée, agressions nocturnes et cambriolages sont signalés chaque nuit dans plusieurs communes, notamment Ruwenzori, Beu, Mulekera et Bungulu.
« Les familles dorment dans l’angoisse »
Mardi 5 mai, le président de la société civile, Pépin Kavota, a dénoncé une situation « de plus en plus préoccupante ». « De nombreuses familles passent leurs nuits dans l’angoisse, craignant d’être victimes du banditisme devenu récurrent », a-t-il déploré. Malgré les alertes répétées des habitants, les incidents se multiplient dans les quartiers périphériques et au centre-ville.
Des patrouilles jugées insuffisantes
Pour Pépin Kavota, la réponse sécuritaire reste faible. Il appelle les autorités compétentes à « des mesures urgentes » pour protéger la population et restaurer l’ordre public. La société civile plaide pour le renforcement des patrouilles mixtes FARDC-PNC, surtout entre 20h et 5h, créneaux privilégiés des criminels. Elle demande aussi l’éclairage public dans les zones noires et la multiplication des postes de police de proximité.
Appel à la collaboration population-forces de l’ordre
L’acteur citoyen insiste sur la dénonciation : « La population doit collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect ou présence étrangère ». Il prône une synergie civilo-militaire pour « briser la chaîne criminelle » et ramener la quiétude.
Contexte : une ville déjà éprouvée
Cette flambée de banditisme urbain survient alors que Beni reste sous état de siège depuis mai 2021. Si la ville est relativement épargnée par les massacres des ADF qui frappent le territoire, elle fait face à une criminalité de droit commun alimentée par la circulation d’armes, le chômage des jeunes et la présence de démobilisés. En avril 2026, le maire policier avait déjà reconnu une « résurgence du phénomène 40 voleurs » dans la commune de Mulekera.
La société civile prévient : sans réponse rapide, « la psychose risque de paralyser les activités économiques nocturnes », vitales pour les petits commerçants de Beni.


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