Par la Rédaction centrale de Legon News
Uvira, 7 mai 2026 – « Ma vie est en danger et je suis dans l’obligation de quitter la ville d’Uvira », ce cri d’alarme est lancé par Olivier Ramazani Alvin, journaliste reporter et correspondant de Legon News dans la ville d'Uvira chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu. Depuis février dernier, le confrère affirme faire l’objet de menaces de mort et d'enlèvement de la part des hommes armés.
Des intimidations qui durent depuis trois mois.
Selon son témoignage partagé à sa famille professionnelle et biologique ce dimanche, les menaces ont débuté en février 2026, quelques jours après le retrait des rebelles du M23 de la ville d’Uvira. « Ces menaces persistent malheureusement », déplore le journaliste.
Pour échapper à une attaque, Olivier Ramazani Alvin vit aujourd’hui dans la clandestinité. « Pour le moment, je suis dans l’obligation de vivre caché pour m’épargner de toute éventuelle attaque. J’aimerais que des alertes soient faites afin que je recouvre ma liberté », écrit-il avec désolation.
Un appel à l’aide lancé aux défenseurs de la presse
Face à cette situation alarmante, la rédaction centrale de Legon News lance un SOS, sollicitant une mobilisation urgente en vue d'aider cette voix des sans voix. Nous demandons également aux organisations de protection des droits des journalistes d’intervenir « pour que la vie de notre correspondant ainsi que celle de sa famille puissent être sauvées ».
Uvira, zone à haut risque pour les journalistes
Ces menaces surviennent dans un climat d’insécurité chronique dans cette partie du pays. À Uvira, plusieurs groupes armés et milices, dont certains se revendiquent Wazalendo, agissent en dehors de tout contrôle étatique. Couvrir l’actualité dans ces conditions expose les journalistes à des représailles. Cette affaire, révélée à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, illustre cependant une fois de plus la précarité de la profession dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Silence coupable, impunité dangereuse
À ce jour, aucune réaction officielle des autorités locales ou provinciales n’a été enregistrée. Ce silence entretient l’impunité et fragilise davantage la liberté d’informer. Nous, confrères et consœurs d’Olivier Ramazani Alvin, dénonçons avec véhémence ces menaces contre le nôtre. Nous appelons également l’UNPC, Journaliste en danger, Reporters sans frontières et toutes les organisations de défense des droits humains à se saisir de ce dossier sans délai.
Protéger Olivier Ramazani Alvin, c’est protéger le droit du public à l’information. Le laisser seul face à ses bourreaux, c’est cautionner la loi du silence. La Rédaction centrale de Legon News reste mobilisée et suivra de très près l’évolution de ce dossier qui touche son correspondant basé à Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.


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