Reportage de la Rédaction centrale.
Dans un audio devenu viral sur les réseaux sociaux en début de soirée de ce mardi 07 avril, Nganya Mwendo Dieumerci n’a pas mâché ses mots. « On ne peut pas parler d’Uvira sans les Bavira », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’une approche inclusive dans la gestion des questions locales. « On ne peut pas parler d'Uvira sans les Bavira. Un vrai Fuliiru ne peut pas discriminer un Muvira et un vrai Muvira ne peut pas discriminer un Fuliiru. Uvira ne vous appartient pas. Arrêtez, s'il vous plaît, de diviser nos vaillants Wazalendo au profit de quelques individus de votre tribu », peut-on lire dans une note adressée à notre rédaction.
Pour lui, toute tentative d’exclusion ou de marginalisation d’une communauté constitue une menace pour la cohésion sociale dans cette ville du Sud-Kivu déjà fragilisée par des tensions sécuritaires et identitaires. « Face à l'agression, nous avons besoin de l'unité et de la cohésion pour vaincre l'ennemi. Nous disons non au tribalisme à Uvira », renchérit Nganya Mwendo Dieumerci.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des discours à connotation identitaire dans plusieurs agglomérations de l’est de la RDC. Sans citer en détail les propos à l’origine de la polémique, Nganya Mwendo Dieumerci accuse Justin Bitakwira d’alimenter des clivages dangereux, appelant plutôt à l’unité et au vivre-ensemble.
« Uvira appartient à tous ses fils et filles, sans distinction. La paix et le développement ne peuvent être construits sur la base de l’exclusion », a-t-il ajouté, appelant les leaders politiques à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de parole.
La réaction farouche de Nganya Mwendo intervient quelques heures après que Justin Bitakwira ait réuni les volontaires pour la défense de la patrie (VDP), communément appelés “ Wazalendo ”, de la région dans l'unique intention de vouloir les amener à se réorganiser en 3 grandes nouvelles structures afin de renforcer leur efficacité sur le terrain contre les troupes de l'AFC-M23.
Une organisation qui, selon les Wazalendo, traduirait la volonté claire de passer d’initiatives dispersées à une approche plus coordonnée. Dans une région où les équilibres communautaires restent fragiles, cet échange ravive les inquiétudes quant à une possible escalade verbale susceptible d’alimenter des tensions sur le terrain.



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