Par Sadrack Bihamba.

Ces cas sont signalés dans différentes communes et villages de la zone de santé de Kayna à Lubero.
Symptômes de l'épidémie
D'après les experts vétérinaires, l'épidémie qui ravage ces animaux présente des signes annonciateurs. Dès la contamination, la bête développe au bout d'une à deux semaines des symptômes de rhume, de diarrhée et d'autres maladies. Quelques temps après, la bête meurt, a expliqué à Legon News un expert en la matière qui a souhaité rester anonyme.
Conséquences néfastes sur les familles
La zone de santé de Kayna, reconnue pour ses activités agro-pastorales, est à genoux depuis le début de ces maladies. Plusieurs familles d'éleveurs sont aujourd'hui dans des difficultés sans précédent suite à ce fléau qui ravage des bêtes depuis quelques mois. Préparer une fête de dote, par exemple, est coûteux aujourd'hui en raison de l'épidémie, alors que la majorité des populations de ce coin du pays vit de ces activités.
« Nous sommes des éleveurs de bétail dans la zone de santé de Kayna en territoire de Lubero. Nous vivons depuis des décennies grâce à nos activités qui sont malheureusement en danger aujourd'hui. Ces projets sont toujours des sources principales de revenus pour nos familles. Mais aujourd'hui, nous vivons le désespoir et craignons pour l'avenir. J'avais jusqu'à janvier 25 têtes de chèvres et quelques volailles, mais aujourd'hui, il me reste que 6 têtes de chèvres, ce qui est très regrettable », a indiqué un éleveur à Legon News.
Des remèdes sans succès
Selon plusieurs sources recoupées, tous les remèdes donnés par les équipes de vétérinaires sont sans succès depuis le début de cette épidémie. Toutes les tentatives de vaccination des bêtes n'aboutissent à rien, laissant plusieurs familles dans les regrets.
Des appels aux autorités compétentes
Dans la communauté, des appels ne cessent de monter face à cette situation alarmante. Ils appellent les autorités compétentes à agir urgemment à travers les services spécialisés en vue de stopper très rapidement l'hémorragie qui impacte négativement sur le vécu quotidien de plusieurs familles.
Débutée depuis janvier dernier, l'épidémie a déjà tué des dizaines de bêtes dans cette partie du territoire national congolais.

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