De Bunyakiri, Hobereau Kanini pour Legon News.
Bunyakiri, le 01 avril 2026 - La dégradation exceptionnelle de la R-N3 Miti-Bunyakiri, dans l'est de la RDC, coûte cher aux usagers. Les prix des transports ont flambé, atteignant 35 000 à 50 000 FC par tête pour le tronçon Miti-Bulambika.
Tout fagot paie également selon sa taille et son poids, à l'exception d'un sac à dos. Les usagers sont désespérés, car la réhabilitation de cette route d'intérêt national et international semble compromise depuis la guerre.
« C'est un calvaire exceptionnel pour l'histoire des infrastructures en RDC », déplore Bantu Wetemwami Lucas, usager et commerçant.
Les conséquences sont lourdes pour les populations de Bunyakiri et des territoires voisins, qui dépendent de cette route pour leur approvisionnement. « Nos produits pourrissent dans nos dépôts et champs, faute d'infrastructures », regrette Musimwa Faida, commerçante d'huile de palme.
Les acteurs de la société civile et les défenseurs des droits humains appellent le gouvernement à agir pour réhabiliter cette route. « Il est temps de mettre fin à cette ignorance d'une voie économique pour le pays et pour les Congolais de la région », déclare Namasale Munyali Benité, jeune économiste.
Le gouvernement congolais est invité à commencer par réhabiliter la route Walikale-Bunyakiri, une entité stable sous son égide. Les usagers et les commerçants espèrent que cette route sera bientôt rétablie, pour faciliter les échanges et améliorer leur quotidien.




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