Par Rodrigue Kolaba Koto.
Recevant l'autorisation de placer son dernier mot avant le verdict, le médecin a saisi l'opportunité pour se laver de tous les fardeaux jetés sur lui, tout en demandant publiquement pardon à toutes les femmes qui ont été touchées par la diffusion de ces images. Clamant son innocence, docteur David Balanganayi a également demandé son acquittement.
« Merci beaucoup monsieur le Président, membre distingué monsieur le procureur. Comme moi je ne suis pas du droit, je me suis servi des maîtres avocats pour plaider ma cause. C'est ce qu'ils ont fait, et j'ai foi que vous en tenez compte. Mais personnellement, je retrouve qu'il y a un problème qui est collé à ma personnalité, je ne l'ai pas méconnu, je n'ai pas refusé cela. Mais, à tous ceux et à toutes celles qui ont été touchés, moi y compris, par les images que vous avez vues circuler sur la toile. Premièrement, à notre Première Dame la distinguée, ainsi qu'à toutes les femmes, comme c'était leur mois, ainsi qu'à ma mère biologique, elle est aussi femme comme madame Dorcas, ainsi qu'à mon épouse qui est aussi dame comme Dorcas, et à Dorcas elle-même que j'aime, parce que c'est ma patiente, elle m'a fait aucun tort. Chaque fois que je la reverrai et je vous dis, croyez-moi, dans mon cœur il n'y a aucun sentiment contre ni Dorcas, ni les réseaux sociaux, ni l'un de vous ici. Je vous aime, parce que l'amour c'est ça la loi que Dieu nous a donnée, je vous aimerais, j'aimerais la République et j'aime mon pays. J'aime la Première Dame, j'aime toutes les femmes et je sacrifie mon temps pour elles. Et puisque ce qui est arrivé a heurté leur sensibilité, je demande carrément pardon. Je vous prie de m'acquitter parce que je ne suis pas coupable de ce qui m'est reproché », a-t-il dit.
Malgré sa demande, docteur David Balanganayi a été condamné à 2 mois avec sursis et 3.500.000 Francs Congolais. La juridiction avait précisé dans son jugement rendu publiquement et contradictoirement que cette peine n'est pas immédiatement exécutoire. Le médecin ne purgera sa peine d'emprisonnement qu'en cas de récidive durant la période de sursis. En revanche, le tribunal a mis de côté les accusations de torture et d'enregistrement d'images, estimant qu'elles n'étaient pas établies, ni en fait ni en droit.
La décision de la justice tombée ce vendredi 03 avril a mis un terme à une période très mouvementée et médiatisée de la procédure judiciaire engagée contre docteur David Balanganayi dans cette affaire qui l'opposait à madame Dorcas.


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