Par Rodrigue Kolaba Koto
Le Département du Trésor américain a officialisé, ce jeudi 30 avril, l’imposition de sanctions financières à l’encontre de l’ancien chef d’État. Cette décision, annoncée par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), repose sur des accusations de soutien logistique et politique au mouvement rebelle M23/AFC, affilié à l’Alliance Fleuve Congo et soutenu par le Rwanda.
En gelant les avoirs de Joseph Kabila sur le sol américain, Washington franchit une étape diplomatique majeure dans cette crise sécuritaire interminable ayant coûté la vie à des milliers des personnes dans l'Est de la RDC. L’ancien président, qui a dirigé le pays pendant dix-huit ans, se retrouve directement visé alors que les tensions sécuritaires dans l’Est du Congo persistent malgré les récents accords régionaux.
Cette mesure intervient dans un contexte judiciaire déjà tendu pour Joseph Kabila, dont l’immunité parlementaire avait été levée par le Sénat congolais en mai 2025. Les autorités américaines justifient ces sanctions par la nécessité de protéger l’intégrité des processus de paix conclus à Washington en décembre dernier. Elles estiment que les activités attribuées à l’ancien président constituent une menace directe pour la stabilité régionale.
Condamné par contumace pour trahison par Kinshasa en septembre 2024, Joseph Kabila voit son isolement diplomatique se renforcer. Sa défense dénonce un « acharnement politique » destiné à l’écarter définitivement de la scène nationale.


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