Par Samuel Ndombi Toakumu depuis Zongo.
Une position géographique stratégique
Implantée sur les rives de la rivière Oubangi, Dongo occupe une position géographique privilégiée. Elle constitue un carrefour d’échanges commerciaux entre la République Démocratique du Congo, la République du Congo et la République Centrafricaine. Grâce à cette ouverture fluviale, la cité sert de point d’entrée et de sortie pour divers produits vivriers et manufacturés. Elle entretient également des relations commerciales avec plusieurs centres urbains et ruraux voisins, notamment Zongo, Libenge, Gemena, Bobito et Bwamanda.
Une démographie en croissance
Dongo est décrite comme une cité cosmopolite à forte croissance démographique. Cette dynamique s’explique notamment par son attractivité économique et sa position frontalière. L’afflux de populations, attirées par les opportunités commerciales, accentue toutefois la pression sur les infrastructures de base, notamment l’accès à l’eau potable.
Des contraintes naturelles et infrastructurelles
Un coût élevé pour une ressource vitale
À défaut d’alternatives, une partie de la population est obligée d’acheter de l’eau. Selon des sources locales, un bidon de 25 litres se négocie autour de 1 000 francs congolais, un coût non négligeable pour de nombreux ménages. Cette situation expose davantage les habitants à divers risques sanitaires et physiques.
Un droit fondamental en question
Cette réalité contraste avec les dispositions de la Constitution de la République Démocratique du Congo, dont l’article 48 garantit à chaque citoyen le droit à un logement décent, à l’électricité et à l’eau potable. Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler les autorités compétentes à renforcer les infrastructures hydrauliques et à garantir un accès équitable à l’eau, condition essentielle au bien-être et au développement de la cité.

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